
Libreville, le 19 octobre 2026-(Dépêches 241) Le samedi 17 octobre 2026, L’ancien président sénégalais Macky Sall a annoncé, le retrait de sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). Cette décision intervient après un vote indicatif organisé la veille au Conseil de sécurité, qui lui a été défavorable. Sur les quinze membres du Conseil, cinq auraient exprimé un avis favorable à sa candidature, contre dix défavorables, dont trois provenant de membres permanents.
Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, celui qui a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024 a renoncé à se présenter au poste de SG de l’ONU. Il a justifié son retrait par sa volonté de favoriser « l’émergence d’une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité ». L’ancien chef de l’État sénégalais reconnaît ainsi, implicitement, les difficultés à réunir les soutiens nécessaires à sa désignation. Si le vote indicatif ne constitue pas une décision formelle, il représente un signal politique déterminant dans un processus où l’absence de veto d’un membre permanent est indispensable.
Initialement portée par le Burundi, la candidature de Macky Sall avait pourtant reçu, en juillet dernier, le soutien du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye. L’ancien chef d’état reste une personnalité controversée dans son pays, notamment en raison des tensions liées à la gestion de la dette publique et à la répression des manifestations survenues entre 2021 et 2024, alors qui était encore au pouvoir. Ces critiques ont contribué à alimenter les débats autour de son bilan politique, même si leur influence exacte sur les positions des membres du Conseil de sécurité ne peut être établie à partir des seuls résultats du scrutin informel.
Alors que la candidature de l’actuel Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dont le mandat doit s’achever le 31 décembre 2026, demeure incertaine, Le retrait de l’ancien président sénégalais relance les spéculations sur l’identité du prochain SG. Parmi les personnalités citées figurent notamment la Costaricaine Rebeca Grynspan, l’Argentin Rafael Grossi et la Guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett. Le Conseil de sécurité devra recommander un candidat réunissant au moins neuf voix sur quinze, sans veto d’un membre permanent, avant que l’Assemblée générale ne procède à sa nomination.
En renonçant à briguer le secrétariat général de l’ONU, Macky Sall met fin à une ambition internationale confrontée à une opposition diplomatique manifeste. Son retrait illustre le poids des rapports de force au sein du Conseil de sécurité, où l’expérience politique et le prestige d’un ancien chef d’État ne suffisent pas à garantir un consensus. Reste à savoir si les candidats encore en lice parviendront à surmonter les divergences entre les grandes puissances pour désigner le prochain dirigeant de l’organisation.







