
Libreville, le 13 octobre 2025 (Dépêche 241). L’ex Président de la République Congolais, Joseph Kabila, a pris la tête du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), une nouvelle coalition politico-militaire créée le 11 octobre 2025 à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo. Officialisée par la signature d’un acte constitutif et rendue publique le lendemain, cette initiative, portée aux côtés de responsables de l’AFC-M23, vise selon ses signataires à s’opposer au pouvoir de Félix Tshisekedi, en invoquant l’article 64 de la Constitution.
Selon les informations rapportées par nos confrères et recoupées par la rédaction de Dépêche 241, la cérémonie revêt une portée hautement symbolique. Dans une salle de conférence, Joseph Kabila, vêtu d’un costume sombre, appose sa signature sur le document fondateur devant le drapeau national. À ses côtés se tiennent plusieurs responsables politiques ainsi que des officiers en tenue militaire. Cette signature marque la mise en place d’un nouveau front, présenté par ses initiateurs comme une structure appelée à succéder à l’Alliance Fleuve Congo (AFC).
Kabila sort de l’ombre et scelle son alliance avec L’AFC-M23
L’ancien chef de l’État aurait ainsi scellé cette alliance avec plusieurs responsables de l’AFC-M23 présents lors de la cérémonie. Une présence commune qui témoignerait d’un rapprochement plus marqué entre l’ex-président et la rébellion, dans un contexte où les relations entre Kinshasa et les groupes armés de l’est demeurent particulièrement tendues.
Dans leur déclaration, les membres du FRN remettent en cause la gestion du pouvoir par Félix Tshisekedi, dénonçant ce qu’ils qualifient de crise de légitimité, de mauvaise gouvernance et de montée des discours de haine. Pour justifier leur démarche, ils s’appuient sur l’article 64 de la Constitution, qui consacre le devoir pour tout Congolais de faire échec à un pouvoir exercé en violation de la Loi fondamentale.
Kabila sort de l’ombre et scelle son alliance avec L’AFC-M23
L’accession de Joseph Kabila à la tête de cette structure constitue un tournant majeur. Accusé depuis plusieurs mois par Kinshasa de soutenir l’AFC-M23, des accusations qu’il a toujours rejetées, il affichera désormais un engagement plus direct. Cette évolution intervient un mois après sa condamnation à mort par contumace, en septembre 2025, par une juridiction militaire pour trahison, une décision qu’il dénonce comme politique.
Après avoir dirigé la RDC de 2001 à 2019, Joseph Kabila a cédé le pouvoir à Félix Tshisekedi dans un contexte marqué par des suspicions d’accord politique entre les deux hommes. Mais leur relation s’est progressivement détériorée entraînant notamment un procès et une condamnation à mort de l’ancien président en 2025.
Désormais à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), une coalition politico-militaire, Kabila semble avoir définitivement rompu avec son successeur, faisant passer leur ancienne entente présumée à une confrontation politique ouverte.







