
Le Président de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi , pendant son audience avec Yvon Sana Bangui, Gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC)
Libreville le 27 février 2026 – (Dépêches 241). Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a accordé une audience de haut niveau à Yvon Sana Bangui, Gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) et Président en exercice de l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA). Une rencontre stratégique placée sous le sceau de l’intégration monétaire, financière et économique du continent.
Présent dans la capitale congolaise dans le cadre d’une mission officielle, le patron de la BEAC est venant présenter ses civilités au Chef de l’État congolais et lui adresser ses vœux pour la nouvelle année. Au-delà du cérémonial, les échanges ont porté sur des dossiers structurants pour l’avenir de l’Afrique économique.
Au cœur des discussions, la création prochaine de l’Institut Monétaire Africain (IMA), prévue à Abuja. Présenté comme l’un des chantiers majeurs de l’année 2026, l’IMA constitue une étape décisive vers la future Banque Centrale Africaine. Sa mission consistera à préparer l’harmonisation des politiques monétaires et à renforcer la convergence macroéconomique entre les États africains, condition sine qua non d’une intégration monétaire durable.
Un partenariat renforcé entre la BEAC et la BCC
Yvon Sana Bangui a également informé le Président Tshisekedi de la signature récente d’une convention-cadre de coopération entre la BEAC et la Banque Centrale du Congo (BCC). Cet accord marque une avancée significative dans le rapprochement institutionnel entre les deux banques centrales.
Il prévoit une coopération étroite dans plusieurs domaines stratégiques, notamment l’échange sécurisé d’informations, l’interconnexion progressive des systèmes de paiement, la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, la recherche économique ainsi que la formation des cadres.
Le Chef de l’État congolais a mis l’accent sur deux leviers essentiels du développement africain : la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et l’intégration des systèmes de paiement.
Une convergence économique favorable au rapprochement régional
Soulignant le rôle central des banques centrales dans la réussite de la ZLECAF, Félix Tshisekedi a appelé à une harmonisation accrue des cadres réglementaires, à la facilitation des investissements intra-africains et à un accompagnement renforcé du secteur bancaire dans le financement du commerce régional.
Concernant les paiements, il a insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en place de solutions panafricaines efficaces, capables de réduire les coûts et délais des transactions transfrontalières, encore pénalisants pour les échanges économiques.
En réponse, Yvon Sana Bangui a confirmé l’engagement total de l’ABCA dans cette dynamique continentale. Il a notamment annoncé l’avancée des discussions avec Afreximbank en vue de l’adhésion prochaine de la BEAC au Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), véritable catalyseur de l’intégration financière africaine.
Le Gouverneur de la BEAC a enfin souligné les nombreuses similitudes macroéconomiques entre la zone CEMAC et la RDC : structures productives dominées par les ressources naturelles, défis démographiques comparables, faibles taux de bancarisation et enjeux communs de stabilité monétaire.
C’est Autant de facteurs qui plaident en faveur d’un partenariat renforcé et d’une coopération durable, au service d’un espace économique d’Afrique centrale plus intégré, plus résilient et plus prospère.







