Gabon: Interpellé par la gendarmerie après avoir utilisé le drapeau gabonais pour envelopper une pièce mécanique

Le nommé Ange, ayant enveloppé le moyeu de la roue avant gauche de son taxi-bus avec le drapeau gabonais a été arrêté par des éléments de la gendarmerie.© Dépêches 241

Libreville, le 22 octobre 2026-(Dépêches 241). Une vidéo montrant le moyeu de la roue d’un taxi-bus enveloppé par un drapeau gabonais est très vite devenue virale sur les réseaux sociaux. Recherché, le conducteur du véhicule a été interpellé par les éléments du Camp Roux, entre Ntoum et Cocobeach où il se rendait, selon l’information donnée par nos confrères de Gabon Première.

Ange, c’est le nom du conducteur qui avait enveloppé le moyeu de sa roue avant côté gauche par le drapeau du Gabon. Une image qui n’a pas tardé à susciter de vives réactions dans l’opinion, où de nombreux internautes gabonais ont protesté contre ce qu’ils ont qualifié de manque de considération envers un symbole de la République.

Alertés par une vidéo abondamment relayée sur les réseaux sociaux, les éléments de la Brigade Sud (Camp Roux) se sont immédiatement mis en branle, aux fins d’interpeller l’auteur de l’acte. Après quelques heures de recherche, Ange, le conducteur du taxi-bus querellé, est arrêté sur la route de Cocobeach.

Un acte répréhensible puni d’un an d’emprisonnement et 5 millions d’amende

L’affaire Ange renvoie aux dispositions du Code pénal gabonais relatives à la protection des symboles de la République. Deux articles sont particulièrement éloquents à ce propos. D’abord l’article 85 qui définit l’outrage comme « tout acte ou toute attitude susceptible de porter atteinte à la considération, au respect, au prestige ou à l’usage de ces symboles ».

Puis, il y a l’article 86 qui prévoit que « pour toute personne reconnue coupable d’avoir outragé le drapeau national, l’hymne national, le sceau, les armoiries ou tout autre symbole de la République, une peine pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement et 5 millions de francs CFA d’amende, ou l’une de ces deux sanctions seulement ».

L’ignorance évoquée, des excuses présentées

Arrêté et interrogé sur les raisons de ses agissements, Ange a dit avoir enveloppé une pièce mécanique qu’il voulait protéger de la poussière et autres débris, sans en mesurer les conséquences de l’acte qu’il venait de poser. Bien qu’ayant présenté des excuses publiques à la Nation, une décision judiciaire est désormais attendue pour décider du sort réservé à Ange.

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