
Libreville, le 26 octobre 2026-(Dépêches 241) Une affaire présumée d’escroquerie foncière oppose Éric K 43 ans, sans emploi, à Keita M, un ressortissant malien installé au Gabon. Selon les informations rapportées par L’UNION, Eric K aurait vendu au Malien une parcelle de 136 m² située derrière l’École normale supérieure (ENS), à Libreville, pour un montant de 5 millions de FCFA. Une transaction qui se terminera mal, des mois plus tard, par un cambriolage de la maison de l’acquéreur par l’ancien propriétaire.
Selon le récit de nos confrères de L’UNION, après la vente de la parcelle, l’affaire aurait pris une tournure inattendue. Quelques mois après avoir perçu la somme convenue, Éric K. aurait réclamé à son acheteur 20 millions de FCFA supplémentaires. Face au refus de ce dernier, le vendeur présumé aurait engagé une procédure judiciaire, entraînant six comparutions devant le tribunal, sans parvenir à obtenir gain de cause. Une situation qui aurait progressivement transformé une transaction foncière en un conflit judiciaire entre les deux hommes.
L’affaire aurait ensuite connu un nouvel épisode le 10 février 2026. Ce jour-là, Éric K. aurait fait irruption au domicile de Keita M. et dérobé deux rouleaux de câbles électriques, pour une valeur estimée à 110 000 FCFA. Les faits dénoncés ont conduit la victime à déposer une plainte au début du mois d’août auprès du parquet, avant que le dossier ne soit orienté vers la Brigade nord de Gros-Bouquet.
Convoqué les 14 et 19 août par les officiers de police judiciaire, le mis en cause ne se serait pas présenté. Il aurait finalement été interpellé en septembre au quartier Charbonnages, à Libreville, après un signalement de la victime. Placé en garde à vue, il aurait ensuite bénéficié d’une liberté provisoire assortie d’une interdiction de se rendre au domicile de Keita M., dans l’attente de son jugement en flagrant délit. Il bénéficie toutefois de la présomption d’innocence, tant qui ne serait pas reconnu coupable par la justice.
Cette affaire présumée d’escroquerie et de vol remet en lumière les risques liés aux transactions foncières et les conséquences que peuvent entraîner des différends mal encadrés. Elle souligne également l’indifférence des autorités face à la loi foncière au Gabon, laquelle interdit aux étrangers d’acquérir les parcelles et au citoyen d’en vendre à un expatrié. Tout semble se dérouler comme si, la loi n’avait pas de valeur ni pour pouvoir ceux qui sont censés veiller à son application ni pour les mis en cause.







