Élargissement des voies dans le Grand Libreville: les opérations de libérations des emprises débuteront le 4 novembre 2026 

les opérations de libérations des emprises débuteront le 4 novembre 2026 dans certains quartiers de Libreville.  © Dépêches 241

Libreville, le 27 octobre 2026 – (Dépêches 241). Le Gouvernement gabonais prévoit de lancer le 4 novembre 2026 les opérations de libération des emprises nécessaires à l’élargissement de deux axes routiers du Grand Libreville. Au total, 270 bâtiments sont concernés sur les tronçons Dispensaire d’Okala–SCG d’Okala et Lac Bleu–Diba Diba. Des mesures d’accompagnement ont été annoncées pour les familles affectées, alors que les conditions concrètes de leur mise en œuvre constituent un enjeu important de cette opération.

L’annonce a été faite par Emmanuel Eyeghe Nze, porte-parole du Gouvernement, lors d’une déclaration à la presse. Inscrit dans le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), ce projet vise à moderniser les infrastructures routières, à améliorer la circulation et à fluidifier les déplacements dans l’agglomération du Grand Libreville.

Deux axes routiers concernés par les travaux

Les aménagements porteront sur les tronçons Dispensaire d’Okala–SCG d’Okala et Lac Bleu–Diba Diba. Les futures voies seront aménagées sur une emprise de 30 mètres et comprendront deux voies dans chaque sens, des trottoirs ainsi que des infrastructures destinées aux réseaux d’eau, d’électricité et de télécommunications.

À travers ces travaux, les autorités entendent améliorer les conditions de circulation dans des secteurs concernés par le développement urbain. Toutefois, la réalisation du projet nécessite au préalable la libération des espaces retenus pour les futurs aménagements, une étape qui affectera directement les occupants des bâtiments recensés.

270 bâtiments recensés sur les deux axes

Selon les chiffres communiqués par le porte-parole du Gouvernement, 67 bâtiments sont concernés sur le tronçon Dispensaire d’Okala–SCG d’Okala. Parmi eux, 13 disposent de titres fonciers.

Sur l’axe Lac Bleu–Diba Diba, 203 bâtiments sont recensés, dont 53 dans la zone du Lac Bleu et 150 à Diba Diba. Aucun titre foncier n’y aurait été recensé, selon les informations communiquées.

Ces données permettent de mesurer l’ampleur des opérations envisagées. Elles soulèvent également la question de la situation des occupants et des modalités de leur accompagnement. L’absence de titres fonciers recensés ne permet toutefois pas, à elle seule, de conclure à l’absence de tout autre document ou droit susceptible d’être pris en considération. Les modalités précises de prise en compte des différentes situations devront donc être appréciées à la lumière des dispositions annoncées par les autorités.

Des mesures d’accompagnement annoncées pour les familles

Conscient des conséquences que ces opérations pourraient entraîner pour les populations concernées, le Gouvernement annonce plusieurs mesures d’accompagnement. Celles-ci comprennent notamment une aide financière au logement et la mise à disposition de parcelles à Malibé 2, dans la commune d’Akanda.

Des dispositions sont également prévues pour faciliter la réinscription scolaire des enfants et soutenir les ménages les plus vulnérables, avec l’appui des services des Affaires Sociales. Les éventuelles opérations d’exhumation et de réinhumation devront, quant à elles, être organisées en concertation avec les familles, dans le respect des traditions.

Pour permettre aux personnes concernées de s’informer et d’effectuer les démarches nécessaires, trois guichets d’accompagnement doivent ouvrir le 28 octobre à l’école publique d’Okala, à l’école publique des Charbonnages et au lycée public de Diba Diba.

Si ces dispositifs constituent une première réponse aux préoccupations des habitants, plusieurs modalités pratiques mériteraient d’être précisées, notamment les conditions d’accès aux aides, les critères d’attribution des parcelles et les délais de prise en charge. Ces éléments seront déterminants pour apprécier la portée réelle des engagements pris.

Une échéance fixée au 4 novembre

En prélude au lancement des opérations, une mission conjointe des ministères chargés de l’Habitat et des Travaux Publics doit rencontrer les collectifs d’habitants le 27 octobre. Cette démarche doit permettre d’échanger avec les populations concernées avant le début des opérations, dont la date officielle demeure fixée au 4 novembre 2026.

Au-delà de l’objectif de modernisation du réseau routier, la mise en œuvre du projet constitue donc un enjeu social important pour les familles installées sur les emprises retenues. Les conditions de leur départ, les possibilités de relogement et l’effectivité des aides annoncées seront autant d’éléments à suivre dans les prochains jours.

La réussite de cette opération dépendra ainsi de la capacité des autorités à concilier les impératifs d’aménagement urbain avec la prise en compte des préoccupations des populations affectées. À l’approche du 4 novembre, l’application concrète des mesures annoncées sera déterminante pour apprécier la manière dont cette transformation du Grand Libreville sera conduite.

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