
Libreville, le 27 octobre 2026-(Dépêche 241) Une opération de fouille menée le 25 octobre à la prison centrale de Libreville soulève plusieurs interrogations sur la traçabilité des sommes d’argent et des objets saisis. Selon les informations rapportées, cinq millions de francs CFA et une munition de calibre 9 mm auraient été découverts au cours de cette intervention conduite par le groupement d’intervention de la sécurité pénitentiaire.
L’opération aurait été menée aux environs de 6 heures du matin sous la conduite du nouveau directeur de la prison, le commandant Loundou, selon notre confrère de la presse judiciaire. Son récit fait état de plusieurs zones d’ombre, notamment l’absence présumée du procureur de la République chargé du suivi de la détention et la mise à l’écart des surveillants généraux ainsi que des interrogations sur le traitement des fonds ainsi que des objets découverts.
L’intervention du GISP aurait permis de découvrir plusieurs objets interdits, notamment des armes blanches, des stupéfiants et des comprimés euphorisants désignés sous le nom de « Kobolo ». Toutefois, au-delà de ces saisies, les conditions d’organisation de la fouille alimentent les interrogations soulevées par notre confrère.
Une munition de calibre 9 mm dont le devenir reste à Éclaircir
Parmi les éléments évoqués figure la découverte d’une munition de calibre 9 mm destinée à un pistolet automatique, dans le secteur de la prévention B. Selon le récit de notre confrère, cette balle aurait initialement été attribuée au chef de quartier adjoint, connu sous le surnom de « Doug-Saga », lequel contesterait en être le détenteur.
Une autre hypothèse, avancée par des sources citées dans l’article d’origine, suggérerait que la munition aurait pu tomber de l’équipement d’un agent pénitentiaire mobilisé lors de l’opération. Cette possibilité reste toutefois à vérifier et ne permet pas, en l’état, d’établir l’origine de la balle ni les circonstances exactes de sa découverte.
Cinq millions de francs CFA : quelle destination pour les sommes saisies ?
L’autre volet sensible de cette affaire concerne la découverte alléguée d’une somme totale de cinq millions de francs CFA. Selon les informations rapportées par notre confrère, quatre millions auraient été retrouvés dans les quartiers réservés aux hommes, tandis qu’un million aurait été découvert à la Maison d’arrêt des femmes (MAF).
Le traitement de ces fonds soulève des interrogations quant à leur inventaire, leur conservation et leur destination. Des sources judiciaires citées dans le récit initial affirment que la somme n’aurait pas été inscrite dans le rapport officiel de fouille et qu’elle n’aurait pas été remise au régisseur du greffe de la prison centrale, chargé de la gestion des avoirs des détenus selon les procédures applicables.
Toujours d’après ces informations, les fonds auraient plutôt été acheminés vers le commandement en chef de la sécurité pénitentiaire par le directeur de l’établissement. Cette affirmation, qui nécessite une confirmation documentaire, appelle des explications sur les conditions dans lesquelles l’argent aurait été récupéré, enregistré et conservé.
Des éclaircissements attendus des autorités pénitentiaires et judiciaires
Au regard des interrogations soulevées, la communication des procès-verbaux de saisie aux autorités judiciaires compétentes, dans le respect des règles applicables, permettrait de vérifier la nature des objets découverts, leur inventaire et leur devenir. Une clarification officielle sur les cinq millions de francs CFA et la munition de calibre 9 mm contribuerait également à dissiper les doutes.
La direction de la prison centrale de Libreville est ainsi attendue sur plusieurs points : le déroulement de l’opération, les responsables qui y ont participé, la consignation des sommes saisies, la conservation de la munition et le traitement réservé aux biens personnels des détenus.







