Arnaud Sandri Nombo, tête de liste UDB à Owendo : Le Général s’est-il perdu en chemin entre la caserne et la politique ?

Le Général Arnaud Sandri Nombo sera le tête de liste pour les élections locales du parti présidentiel dans la commune d’Owendo ©DR

Libreville, le 11 août 2025 – (Dépêches 241). Dans une tournure des événements plus rocambolesque qu’un film de guerre à suspense, Sandri Nombo, ex-Général intrépide, a décidé de troquer ses bottes militaires contre les bancs de la mairie d’Owendo. On se demande bien, en regardant cette métamorphose, si le Général n’a pas un peu perdu le GPS interne qui le guidait autrefois à travers les couloirs sombres des casernes. 

Depuis le temps où il brandissait son képi avec une posture d’acier et un regard aussi perçant qu’un radar en pleine nuit, on se souvient de Sandri Nombo comme un homme d’ordre, de stratégie… et sans doute de discipline inébranlable. Et voilà qu’aujourd’hui, le guerrier aguerri choisit de s’aventurer dans l’arène politique locale, en tête de liste UDB à Owendo, sans doute attiré par le miel qui y coule. Un nectar dont s’est abreuvé avec gourmandise pendant plus d’une décennie Jeanne Mbagou. 

Un choix d’autant plus surprenant que conquérir une mairie, n’est guère comparable à mener une charge militaire : il ne suffit ni de donner des ordres, ni de se battre à coups de canon. Ici, il faut composer, négocier, rassurer, et si possible ne pas confondre le conseil municipal avec un champ de bataille et caserne militaire. 

Alors, qu’est-il arrivé à notre Général ? À croire qu’après avoir fait plier les rebelles et organisé des manœuvres militaires dignes des plus grands stratèges, Sandri Nombo a trouvé plus excitant de chercher à plier les électeurs et manœuvrer les alliances politiques. Peut-être s’est-il simplement lassé du casque et des bottes, en quête d’un nouveau terrain à conquérir – plus civil, moins hostile… ou simplement moins bruyant que les coups de canon à l’aube.

Mais certains dans le quartier se posent justement la question : est-ce qu’il n’a pas un peu perdu le chemin ? Celui de la caserne, celui familier des têtes rasées et des rangs militaires, pour se perdre dans un dédale de promesses électorales, d’amabilités protocolaires et d’attentes citoyennes parfois aussi imprévisibles qu’une embuscade dans la brousse. Nommé pour le temps de la Transition, les militaires qui avaient décidé de retourner en caserne après le 30 août 2023, veulent désormais s’éterniser dans les fonctions civiles.  

Certains électeurs railleurs glissent à voix basse : « Le Général a peut-être confondu sa carte géographique ; il n’est plus dans la zone militaire, mais dans une jungle politique où les coups bas ne sont jamais loin ». D’autres, plus optimistes, lui prêtent une dernière chance, espérant que l’homme à la rigueur militaire saura aussi faire preuve de souplesse et d’écoute. Après tout, un bon stratège sait s’adapter à la nature du terrain, non ? La mairie d’Owendo n’est pas une mission à courte durée, et si Sandri Nombo veut réussir, il devra vite apprendre que gérer une ville, ce n’est pas commander un bataillon.

Quoi qu’il en soit, Sandri Nombo à Owendo, c’est la promesse d’un spectacle politique aussi imprévisible qu’un défilé sans ordre. On attend donc avec impatience le prochain acte de cette comédie dramatique : le Général saura-t-il marcher au pas dans les couloirs feutrés de la mairie, ou finira-t-il par regretter la clarté de la caserne ? En attendant, les habitants d’Owendo ont de quoi s’amuser… et voter en conséquence. 

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