Fegafoot : la FIFA et la CAF à Libreville après la suspension controversée du processus électoral par le gouvernement 

La FIFA et la CAF sont à Libreville depuis quelque jours pour statuer sur l’ingérence du ministère ©Dépêches 241

Libreville, le 20 avril 2026-(Dépêches 241). Alors que le gouvernement gabonais, par l’intermédiaire de ses ministres de la Jeunesse et des Sports, Paul Kessany, et celui de  l’Intérieur Adrien Nguema Mba, a suspendu le processus électoral qui devait conduire à la désignation du nouveau président de la Fédération gabonaise de football, une délégation de la Fédération internationale de football association (FIFA) et de la Confédération africaine de football (CAF) a atterri à Libreville. Une arrivée qui présagerait de nombreuses rencontres, aussi bien avec la FEGAFOOT, la commission électorale qu’avec les autorités ministérielles.

La délégation arrivée samedi dernier à Libreville est composée de Célestin Yanindji, président de la Fédération centrafricaine de football et membre de la Commission des associations membres de la FIFA, d’Emilie Christine Doms, directrice des services de gouvernance de la FIFA, d’Ahmed Harraz, chef d’équipe du service de gouvernance de la FIFA, et de Nadim Magdy Maurice Kamel, conseiller juridique de la CAF. Selon les informations rendues publiques par nos confrères de L’Union, la délégation séjournera dans notre pays du 18 au 21 avril prochain.

Cette visite ne semble pas être anodine. Car elle intervient à un moment particulièrement mouvementé, caractérisé par l’annulation de l’élection du président de la FEGAFOOT, qui devait se tenir le 18 avril dernier, et pour laquelle une équipe de la FIFA et de la CAF devait être envoyée en observation.

Au regard de la composition de la délégation, de nombreuses rencontres pourraient avoir lieu entre les autorités de tutelle, le bureau de la FEGAFOOT, la commission électorale et la délégation de ces instances internationales, en vue d’analyser la crédibilité des raisons qui ont conduit à la suspension de ce processus électoral. D’autant que la FEGAFOOT est, a priori, une organisation associative indépendante dont l’organisation et le fonctionnement ne dépendent pas de l’État et, à ce titre, l’État ne devrait avoir aucun pouvoir ni sur elle ni sur son processus électoral.

Gageons que cette visite constitue un moment opportun pour raffermir les liens entre les organisations internationales de football et l’État gabonais qui, selon certains observateurs du sport roi, aurait outrepassé son rôle en renvoyant le scrutin au mois de décembre prochain. Vivement qu’aucune sanction ne résulte de cette visite. Nous y reviendrons !

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