
Libreville le 21 avril 2026 – (Dépêches 241). Après la réunion du comité des habitants d’Essassa, derrière Berthe et Jean, au cours de laquelle ils ont dénoncé ce qu’ils qualifient de violation de la parole présidentielle par la Société nationale immobilière, cette dernière a réagi par le biais d’un communiqué daté du 20 avril 2026, par lequel elle a tenu à clarifier la situation. Selon ce communiqué, les travaux entrepris par la SNI consistent à viabiliser les parcelles, établir un plan urbain et cadastral répondant aux normes des villes modernes, afin d’endiguer la prolifération des constructions anarchiques dans certaines zones ou quartiers du Grand Libreville et éviter les spéculations foncières.
Le communiqué publié par la Société nationale immobilière (SNI), en collaboration avec le ministère du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, a tenu à remettre les choses à leur place afin d’éviter l’amalgame et les confusions de toute sorte.
Selon le communiqué, la SNI assure respecter scrupuleusement les procédures édictées par le ministère de tutelle, consistant à régulariser les parcelles déjà bâties, dont les montants sont de 600 000 francs CFA pour les terrains allant de 1 à 2 000 m² et 1 200 000 francs CFA pour ceux de 2 001 à 4 999 m².
En revanche, pour les nouvelles acquisitions, les tarifs demeurent inchangés, c’est-à-dire 5 500 francs CFA le m², applicables à l’ensemble des citoyens gabonais. Cependant, la direction générale de la SNI formule une inquiétude constante liée à ce qu’elle qualifie, sans ambages, de spéculation foncière, laquelle serait pratiquée par certaines populations. D’autant que certains habitants revendiquent la régularisation de parcelles dont les superficies dépassent largement les 5 000 m², qu’elles soient bâties ou non.
Des pratiques que l’entreprise juge inacceptables, parce que contraires aux principes d’aménagement urbain, considérant que les espaces non bâtis serviraient à la réalisation des infrastructures collectives, notamment les routes, les lieux de loisirs et de sport, les centres de santé, les commissariats ou encore des casernes de sapeurs-pompiers.
Dans ce contexte, la direction générale de la SNI se veut ferme et refuse toute forme de spéculation foncière, au nom du bien commun, de l’intérêt général, ainsi que pour une urbanisation cohérente.







