Détention de Alain-Claude Bilie-By-Nze : « Ensemble pour le Gabon » dénonce une violation du droit de visite dû au détenu

L’ancien Premier Ministre est privé de visite et serait selon plusieurs rumeurs placé en isolement ©Dépêches 241

Libreville, le 21 avril 2026 – (Dépêches 241). Le parti « Ensemble pour le Gabon » a rendu public, le 20 avril 2026 à Libreville, un communiqué de presse portant sur la situation de son président, Alain-Claude Bilie-By-Nze, placé en détention préventive depuis le 16 avril. Dans sa communication, la formation politique indique que l’ancien Premier ministre n’aurait, à ce jour, bénéficié d’aucun droit de visite, suscitant ainsi des interrogations sur ses conditions de détention.

Selon le communiqué, les informations relayées par les conseils de l’ancien Premier ministre font état de ce que plusieurs démarches auraient été entreprises, notamment le lundi 20 avril 2026, afin d’obtenir l’autorisation de lui rendre visite. Toutefois, ces tentatives seraient restées sans suite favorable. Le parti évoque ainsi une absence de réponse des autorités judiciaires compétentes, sans toutefois préciser les motifs de ce refus. Une situation qui s’apparente à un déni volontaire du droit du détenu à recevoir des visites. Cela est d’autant plus préoccupant qu’il s’agit,  d’apparence, d’une affaire de droit commun. 

Le communiqué souligne que cette situation traduirait un blocage dans la communication entre le détenu et l’extérieur. En l’absence d’autorisation délivrée dans les délais requis, « Ensemble pour le Gabon » estime que son président se trouverait de facto, arbitrairement, privé de contacts. Une situation assimilée par le parti à une forme d’isolement forcé de son président. 

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À travers cette prise de parole, la formation politique de l’opposant attire l’attention de l’opinion publique sur ce qu’elle considère comme une atteinte aux droits fondamentaux d’un détenu. Elle met en avant la nécessité, pour les autorités judiciaires, de garantir le respect des procédures et des droits de la défense, dans un contexte où l’affaire suscite déjà de nombreuses réactions. Ce d’autant plus que, le parquet de Libreville, qui assure avoir diligenté les poursuites en toute « indépendance », avait assuré que l’ex ministre bénéficiait de la présomption d’innocence. Or, en empêchant ses conseils d’accéder à lui, l’institution judiciaire se retrouve en porte à faux avec les déclarations du procureur de la république. 

Ainsi, cette communication marque une nouvelle étape dans la gestion publique de cette affaire, en posant la question des conditions de détention et de l’accès aux droits pour Alain-Claude Bilie-By-Nze. Il ouvre ainsi un débat plus large sur le fonctionnement de la justice et le respect des garanties procédurales, dans un climat politique déjà sensible.

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