
Libreville, le 16 juillet 2026-(Dépêches 241). Déjà en proie à de très sévères difficultés d’ordre existentiel, les populations de Mitzic, dans la province du Woleu-Ntem, ne semblent manifestement pas au bout de leurs peines. Ce lundi 13 juillet 2026, la nouvelle équipe municipale de la ville vient de décider de l’instauration d’une taxe sur les tickets des voyageurs, augmentant substantiellement le prix des billets au départ de Mitzic. Une décision qui n’a pas tardé à faire réagir les habitants de cette localité du nord du Gabon.
Aujourd’hui, la nouvelle équipe municipale de la ville de Mitzic a encore fait parler d’elle, à travers une décision polémique, celle d’une mairie qui, pour boucher ses trous et carences budgétaires, met la main dans la poche de ceux qui n’en ont déjà presque rien, en prélevant notamment la somme de 500 fcfa sur tous les tickets des voyageurs au départ de la ville.
Par cette décision, la mairie n’a pas seulement élargi son assiette fiscale, elle vient surtout d’enlever du riz, du pain, de l’huile et du sel dans l’assiette des plus démunis. « Officiellement présentée comme une mesure pour combler le déficit budgétaire, cette nouvelle ponction tombe directement sur les populations déjà mises à rude épreuve par le coût de la vie », a écrit un Mitzicois.
Plus de taxes, mais toujours moins de résultats visibles
Ce qui semble le plus fâcher les populations est le manque de résultats visibles par rapport aux prélèvements effectués. Beaucoup de Mitzicois veulent bien accepter cette nouvelle taxe si cette dernière est orientée et utilisée à bon escient, notamment dans l’assainissement ou l’entretien de certains édifices communautaires tels que les hôpitaux, les écoles, les voiries urbaines, les espaces de loisirs et les marchés. Or, l’impression que les populations ont est celle de payer pour combler l’enrichissement personnel et le gaspillage des élus. « Ça ne marchera pas, on ne veut pas revivre la mécanique du vampire PDG à Mitzic », alerte un internaute originaire de la cité Okanoise.
Clairement, les habitants de Mitzic ne sont pas contre la contribution à cette taxe, ils sont contre un système où ceux qui ont le moins continuent d’être détroussés. Les Mitzicois sont contre un système où on demande aux administrés de se serrer la ceinture, pendant que les élus se mettent plein les poches. « La Mairie devrait faire dans le social en créant les écoles, en mettant en place des projets pour aider la population et bien d’autres choses pour subvenir aux besoins des populations que nous sommes », a fermement indiqué au autre.
Taxer davantage les pauvres est une erreur économique
Une ville de la taille de Mitzic qui concentre autant de difficultés comme le chômage des jeunes, ne pourra se développer en appauvrissant davantage les populations. Car, quand les plus pauvres n’ont plus rien à dépenser, faute d’une fiscalité qui étrangle, le commerçant du marché vendra moins, l’artisan du quartier Elick-Adzap aura moins de clients, l’économie locale va s’étouffer et s’effondrer.







