
Libreville, le 28 juillet 2026-(Dépêches 241) Un drame d’une rare tristesse est survenu à Ntoum, il y a quelques jours. Selon les témoignages recueillis sur place, un jeune homme d’une vingtaine d’années, répondant au nom de Gaël Biké Ondo, aurait violemment porté des coups à sa mère, la soixantaine révolue, à l’issue desquels la victime, Madeleine Nse Engone aurait rendu l’âme. Selon toute vraisemblance, un plat de nourriture serait à l’origine de cet événement particulièrement malheureux.
C’est dans la journée du 24 juillet dernier, à Ayeme-Maritime, dans la commune de Ntoum, que la scène se serait déroulée. Baignant dans son sang, Madeleine Nse Engone a été retrouvée non loin de sa concession. D’après les premiers éléments de l’enquête, la victime aurait fait l’objet d’une attaque meurtrière à l’arme blanche par son fils. Les témoignages font état de plusieurs fractures à différents endroits du crâne.
Conduite aussitôt dans un centre hospitalier de Libreville, et malgré la prise en charge du corps médical, Madeleine Nse Engone a finalement succombé à ses blessures. Selon les propos de sa fille, le présumé assassin, Gaël Biké Ondo, fils de la victime, souffrirait de troubles mentaux depuis plusieurs années. Ces dernières années, son état psychologique se serait davantage dégradé. L’intéressé devenait nerveux et particulièrement agressif envers sa petite sœur et sa mère. Ce qui a nécessité une mesure d’hospitalisation sous contrainte à l’hôpital psychiatrique de Melen, il y a quelques mois.
Au regard de la réaction du présumé assassin, qui a pris la poudre d’escampette après son acte odieux à l’encontre de celle qui l’a mis au monde, les doutes subsistent quant à son état mental au moment des faits. Était-il conscient de l’acte qu’il venait de poser ? Tout converge vers l’affirmative, d’autant que l’intéressé aurait longtemps regardé sa mère souffrir pendant des heures sans appeler les secours, selon les propos tenus par l’une de ses sœurs dans une vidéo montrant l’indélicat aux mains des populations. Cependant, ce n’est qu’à l’issue de l’enquête menée par les forces de l’ordre que l’on connaîtra le fin mot de l’histoire.
Ce énième meurtre d’un parent par la main de son enfant à la santé mentale fragile, suscite de vives inquiétudes au sein de la communauté et interroge quant aux mesures prises par les autorités de l’État face au phénomène préoccupant lié à la santé mentale dans la société gabonaise. Tout semble indiquer que le problème n’est pas suffisamment pris en compte par les autorités compétentes. Plus le temps passe, plus les victimes s’accumulent. Aujourd’hui, c’est Madeleine Nse Engone. Qui sera la prochaine victime d’un autre enfant psychologiquement instable ?







