
Libreville, le 9 Juin 2026 – (Dépêches 241). Un mandat de dépôt, une prison centrale de Libreville pour seule adresse, et des plaignants qui se succèdent. Depuis le placement en détention de l’activiste Pierre Wilfried Okoumba, alias « Kamitatou Lénine d’Adjongo », le 3 août 2026, les procédures judiciaires s’accumulent contre lui. Retour sur les personnalités à l’origine de ces poursuites, selon des informations recueillies auprès de la presse judiciaire.
Tout aurait commencé avec la plainte du Franco-Gabonais Pierre Duro, Chef de mission de la Task Force sur la dette extérieure et intérieure. C’est cette première procédure qui aurait valu à Wilfried Okoumba son placement sous mandat de dépôt le 3 août 2026 et son transfert à la prison centrale de Libreville. Depuis, l’affaire ne s’est pas arrêtée là. Selon des sources proches du dossier , trois nouvelles plaintes ont été déposées contre l’activiste par Victorine Tchicot, par Yvon Guy Donat Tchicot et par le député Jean Gaspard Ntoutoume Ayi. C’est dans ce cadre qu’il a été extrait de sa cellule le vendredi 7 août 2026, aux alentours de 9 heures, pour être présenté devant le parquet de la République.
Toujours selon nos confrères, les griefs soulevés dans ces nouvelles plaintes seraient de nature similaire à ceux déjà examinés dans le dossier initial porté par Pierre Duro. Mais l’audience au final, n’a pas pu se tenir. Après plusieurs heures d’attente au Palais de justice, l’absence des plaignants a contraint le parquet à renvoyer le dossier à la semaine prochaine, le temps de permettre la comparution de l’ensemble des parties. Fait notable relevé par des sources concordantes, Wilfried Okoumba se serait également entretenu, au cours de cette même journée, avec deux agents de la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI-CEDOC), sans que le contenu de cet échange ne soit rendu public.
Cette accumulation de procédures s’inscrit dans un contexte déjà tendu. Pour rappel, l’activiste avait été interpellé le 31 juillet 2026 à son domicile d’Akanda par des officiers de police judiciaire, selon le récit de sa famille. Un proche, témoin de la scène, avait alors suivi le convoi jusqu’aux locaux de la police judiciaire, où les téléphones portables auraient été confisqués avant d’être restitués tard dans la nuit.







