
Libreville, le 31 août 2026-(Dépêches 241). Le chapitre des violences post-électorales d’août 2016 vient d’être enrichi par de nouvelles révélations. Dans une courte vidéo relayée sur les réseaux sociaux, quelques victimes de cette nuit noire ont décidé de sortir du silence, en interpellant nommément Alexandre Barro Chambrier, afin que ce dernier puisse leur délivrer les certificats médicaux attestant des soins reçus dans la clinique qui porte son nom, en vue de les soumettre au Chef de l’État dans le cadre du processus de restauration de la dignité des gabonais engagé sous la Transition, et qui se poursuit aujourd’hui.
Longtemps marginalisées par le régime d’Ali Bongo, les victimes de l’attaque du QG de Jean Ping ont décidé de se faire entendre. Dans une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux, certains sinistrés de cette époque se sont livrés à de graves révélations. Selon l’une des victimes, Alexandre Barro Chambrier, l’actuel Vice-président de la République, ferait délibérément dans la rétention des certificats médicaux des blessés graves soignés dans la clinique fondée par son père, au moment des faits.
« Je suis là parce que j’ai été emprisonnée au cedoc après j’ai été hospitalisée à Chambrier, même là mon certificat médical on ne me le donne pas et pourtant Chambrier a été restauré, il nous a reçus mais il nous fait balader. Vers qui allons-nous nous tourner ? », s’est d’abord interrogée Madame Zeng, une des victimes de cette sombre nuit d’août 2016.
Restant sur sa plainte, elle a poursuivi en déclarant que « pourtant Ping danse et se balade à côté du Président, mais il ne parle pas de notre situation », a-t-elle fulminé en concluant: « Je n’ai jamais été hypertendue, mais aujourd’hui je suis hypertendue déclarée à cause de la bastille lorsqu’ils sont venus nous arrêter au QG comme des animaux », boucle le récit de la victime.
Alors que vient de s’achever avec faste la fête de la Libération du 30 août à Makokou, les victimes des violences post-électorales de 2016 continuent d’appeler les nouvelles autorités à faire un geste de restauration en leur faveur, de la même façon que de nombreux acteurs politiques de l’opposition de cette époque ont été honorés par le nouveau pouvoir.







