
Libreville, le 15 Octobre 2026 – (Dépêches 241). Relancé en mars 2024 après près de dix-sept années d’interruption, le chantier de la future université de Mouila franchit une étape décisive avec le coulage des premiers planchers des bâtiments en R+5 et R+6. Une avancée qui traduit la montée en puissance des travaux et l’engagement de l’entreprise Le Roi des Chantiers à faire sortir de terre un complexe universitaire majeur pour le développement de l’enseignement supérieur dans l’arrière-pays.
À Mouila, l’ambition universitaire quitte progressivement le domaine des projections pour prendre une consistance architecturale. Sur le site de la future université, les fondations ont laissé place à une nouvelle séquence de construction, le coulage des premiers planchers des bâtiments en R+5 et R+6. Une étape significative dans la matérialisation d’un projet dont la longue interruption avait fini par faire de sa relance un enjeu de crédibilité autant que de développement.
Aux commandes de cette réalisation, Le Roi des Chantiers (LRC) poursuit l’exécution des ouvrages dans un environnement technique exigeant. La maîtrise d’un sol particulièrement contraignant, préalable indispensable à la solidité des infrastructures, a constitué l’un des premiers défis du chantier. Désormais, l’élévation des structures donne à voir une progression concrète, avec des escaliers engagés, les premiers planchers des bâtiments dédiés aux Arts et Métiers en cours de réalisation, ainsi que le déploiement progressif des poteaux et des poutres.
Une progression qui se lit dans les ouvrages
Selon les éléments communiqués par la direction du projet, le taux global d’exécution atteignait 35,75 %. Au-delà de cet indicateur, c’est surtout la transformation physique du site qui témoigne de l’évolution du chantier. Prévu sur une emprise d’environ 70 hectares, le complexe doit accueillir plusieurs infrastructures destinées à structurer la vie universitaire : des espaces consacrés aux Arts et Métiers et aux Sciences, un rectorat, des bâtiments administratifs et pédagogiques, des résidences étudiantes ainsi que des équipements sportifs. Les aménagements annoncés comprennent également des espaces architecturaux spécifiques, dont des voies inclinées et des amphithéâtres suspendus.
Le sérieux de l’exécution face aux exigences du terrain
La conduite d’un projet de cette dimension ne se mesure pas uniquement à l’importance des moyens mobilisés ou à l’ampleur des bâtiments projetés. Elle repose aussi sur la capacité à surmonter les contraintes techniques, à organiser les approvisionnements et à maintenir la continuité des opérations. Autant de paramètres déterminants pour Le Roi des Chantiers, engagé dans la réalisation d’une infrastructure appelée à jouer un rôle structurant dans le paysage éducatif gabonais.
La question des matériaux figure, à cet égard, parmi les enjeux opérationnels identifiés. L’exploitation de la carrière de gravier de Santalla et l’amélioration de la disponibilité du sable sont envisagées comme des leviers susceptibles de réduire les contraintes d’approvisionnement et la dépendance aux acheminements depuis Libreville.
Initialement annoncé pour une durée de deux ans, le projet a fait l’objet d’un rééchelonnement sur cinq ans. L’objectif désormais affiché consiste à achever l’essentiel du complexe en quatre ans, afin de consacrer la dernière année aux aménagements. Cette programmation place la maîtrise des délais, l’approvisionnement et la poursuite régulière des travaux au cœur des prochaines échéances.
Un chantier, une ambition nationale
Au-delà de sa dimension immobilière, l’université de Mouila porte une ambition territoriale, renforcer l’offre de formation supérieure dans l’arrière-pays, rapprocher m les infrastructures d’enseignement des populations et contribuer à la formation des compétences dont le Gabon a besoin.
Pour Le Roi des Chantiers, l’enjeu est à la mesure de cette ambition. Il ne s’agit pas simplement d’ériger des bâtiments, mais de traduire un programme public en une infrastructure concrète, fonctionnelle et durable. Les planchers désormais engagés, les structures qui s’élèvent et les ouvrages qui se dessinent constituent autant de jalons tangibles dans cette trajectoire.
Si le chantier de Mouila a atteint ce niveau d’avancement et doit aller jusqu’à son terme, c’est aussi parce qu’une volonté politique a décidé de remettre en mouvement un projet longtemps immobilisé : celle du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
La relance engagée en mars 2024 a ouvert une nouvelle séquence pour cette université attendue. Il appartient désormais à la continuité de l’action publique et à la rigueur de l’exécution de transformer cette impulsion en réalisation achevée.







