
Libreville, le 20 octobre 2026( Dépêche 241 ). Les responsables des collectivités locales de l’estuaire sont invités à se mettre en règle avec la loi sur la déclaration de biens. Une initiative portée par la CNLCEI pour renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion publique locale.
La lutte contre la corruption passe par la transparence patrimoniale. C’est tout le sens de la démarche initiée par la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI) à l’endroit des responsables des conseils locaux de l’Estuaire.
Une exigence au service de la bonne gouvernance
L’institution entend rappeler que la déclaration de biens n’est pas une option, mais une obligation légale qui s’impose à tout dépositaire de l’autorité publique. Cet outil de prévention vise à encadrer l’exercice des fonctions publiques et à prévenir les risques d’enrichissement illicite. Au-delà de son caractère juridique, il participe à restaurer la confiance entre les administrés et leurs élus.
Les élus locaux face à leurs responsabilités
Selon nos confrères de L’Union, le président de la CNLCEI, Nestor Mebou, a été formel : « les élus locaux doivent se conformer aux textes en vigueur », a-t-il déclaré. Il a notamment insisté sur le respect des délais et des modalités de déclaration, qui doit intervenir dès l’entrée en fonction et être actualisée selon la périodicité prévue par la loi, y compris à la cessation de fonction. Une rigueur qui vise à assurer un suivi continu du patrimoine des responsables publics.
Le respect de cette exigence est un marqueur de bonne gouvernance. À contrario, son inobservation expose les contrevenants aux sanctions prévues par la législation.
De la sensibilisation à l’application
Pour faciliter la mise en conformité, une campagne d’information a été déployée à travers la province. L’objectif est d’expliquer la procédure, de préciser les obligations et d’inciter les responsables concernés à accomplir les formalités dans les temps.
Si la sensibilisation est une étape nécessaire, elle ne saurait suffire. Pour la CNLCEI, l’enjeu est désormais de passer du rappel à l’acte, avec un suivi effectif des déclarations, afin d’ancrer durablement une culture de transparence et de responsabilité au sein des collectivités locales.







