
Libreville, le 20 octobre 2026-(Dépêches 241) À l’occasion de l’ouverture de son nouveau siège à la cité Mindoubé 1, le 17 octobre dernier, le vice-président d’Ensemble pour le Gabon (EPG), Théophile Makita Niembo, a réaffirmé la détermination du parti à poursuivre son engagement politique. Il a également appelé à la libération de son président, Alain-Claude Bilie-By-Nze, dont la détention prolongée suscite, selon lui, de vives préoccupations.
Le 17 octobre 2026, Ensemble pour le Gabon (EPG) a présenté son nouveau siège, situé à la cité Mindoubé 1, à l’occasion d’un cocktail de presse. À travers cette initiative, le parti entend afficher sa continuité organisationnelle malgré l’incarcération de son président, Alain-Claude Bilie-By-Nze. Dans son allocution, le vice-président de la formation politique a insisté sur la volonté de maintenir les activités du parti et de préserver sa place dans le débat public national.
Pour le responsable politique, cette nouvelle implantation constitue davantage qu’un simple cadre administratif. Elle symbolise la volonté d’EPG de consolider ses structures et de poursuivre son action. « L’absence de notre président ne signifie pas l’absence de notre Parti », a-t-il affirmé en substance, appelant les militants et sympathisants à rester mobilisés et disciplinés. Le parti entend ainsi démontrer que les difficultés auxquelles il est confronté ne remettent pas en cause son existence ni son engagement dans la vie démocratique gabonaise.
Mais au-delà de cette présentation, la situation judiciaire d’Alain-Claude Bilie-By-Nze a occupé une place centrale dans le discours. Présenté par son parti comme le premier opposant au pouvoir actuel, l’ancien candidat arrivé en deuxième position à la dernière élection présidentielle demeure incarcéré. Une situation que Théophile Makita Niembo, vice-président d’EPG, juge préoccupante et dont il conteste la prolongation. Il a, à cet égard, appelé à la libération de son président dans les meilleurs délais, tout en invoquant le respect de ses droits et les garanties d’une procédure équitable.
M Makita Niembo a toutefois tenu à préciser que cet appel ne constituait ni un rejet de la justice ni une volonté de se substituer aux institutions judiciaires. Il a plutôt insisté sur la nécessité de garantir l’impartialité, la transparence et la rigueur des procédures. Selon lui, la détention prolongée d’une figure majeure de l’opposition soulève des interrogations qui dépassent le seul cadre partisan et concernent plus largement l’état de droit, le pluralisme politique et la confiance des citoyens dans les institutions. Il a également évoqué l’attention que cette situation pourrait susciter auprès des partenaires du Gabon.
LIRE AUSSI: Gabon: Alain Claude Bilie-by-Nze dit subir des menaces du « Chef de l’État lui-même »
Malgré cette épreuve, Ensemble pour le Gabon assure vouloir poursuivre son action dans le respect des voies légales et des principes républicains. Le parti affirme maintenir son engagement en faveur du dialogue démocratique et de la défense des libertés fondamentales. En invitant ses militants à rester mobilisés, sa direction entend préserver la cohésion de la formation politique tout en continuant à faire entendre ses préoccupations sur la situation de son président.
l’ouverture du siège d’EPG à Mindoubé 1 aura servi de tribune à un double message : afficher la continuité du parti et remettre au centre du débat la détention d’Alain-Claude Bilie-By-Nze. Reste que les interrogations soulevées par sa formation politique devront être appréciées à la lumière de la procédure judiciaire. Entre revendication politique et exigences de l’État de droit, l’enjeu demeure celui du respect des garanties judiciaires et de la confiance dans les institutions gabonaises.







