
Libreville, le 11 février 2026 – (Dépêches 241). L’offensive médiatique d’Alain Claude Bilie-by-Nze contre le nouveau pouvoir de Libreville se poursuit. Hier encore, invité sur Brut Afrique, le Président du Parti Ensemble Pour le Gabon (EPG) a de nouveau critiqué le climat politique et social qui prévaut actuellement dans le pays. Le dernier Premier ministre d’Ali Bongo Ondimba a même exprimé sa vive inquiétude pour sa personne, en révélant qu’il recevait régulièrement des menaces du « Chef de l’État lui-même ».
Dans une interview accordée à Brut Afrique, Alain Claude Bilie-by-Nze a procédé à des révélations particulièrement troublantes. Interrogé sur les possibles risques qu’il pourrait encourir à travers ses déclarations extrêmement critiques vis-à-vis du pouvoir de Libreville, l’ancien député du canton Ntang-Louli s’est montré formel:« bien sûr que c’est difficile, bien sûr qu’il y a des possibilités d’être emprisonné, d’être menacé. Des menaces j’en subis », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, toujours questionné au sujet de sa sécurité, il a clairement laissé entendre qu’il recevait assez régulièrement des menaces de la part de Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la République, Chef de l’État en personne. Des révélations qui pourraient jeter un froid dans le dos, si elles venaient à être confirmées.
En effet, dans l’histoire politique et institutionnelle récente du Gabon, jamais un opposant politique ne s’est plaint d’une telle anorexie de l’État de droit, matérialisée par la mise à sac, l’intimidation et les menaces permanentes à l’égard des voix critiques du régime, mais surtout par l’implication personnelle du Chef de l’État dans une telle démarche.







