
Libreville, le 10 février 2026-(Dépêches 241). Le Président du Parti Ensemble pour le Gabon, Alain Claude Bilie-by-Nze, s’emploie ces derniers jours à contester une rengaine tenue par les nouveaux dirigeants du Gabon, qui continuent d’accabler le régime déchu en lui imputant plusieurs maux encore persistants dans la Cinquième République. Une démarche assumée qu’il a de nouveau confirmée lors d’une interview accordée à Radio France Internationale (RFI) hier matin, en déclarant au sujet de la gouvernance actuelle du pays qu’« on ne peut pas continuer à dire que c’est la faute à ceux qui étaient là ».
« Nous avons hérité d’un pays surendetté avec des situations extrêmement difficiles à résoudre, fruit de la gouvernance chaotique du régime déchu », telle semble être aujourd’hui la ligne de défense des nouvelles autorités du pays pour justifier les nombreuses difficultés qui paraissent insolubles pour le Gouvernement. Un argumentaire que Bilie-by-Nze tient à déconstruire sur chacun de ses plateaux de télévision et interview accordés aux médias locaux et internationaux.
À la faveur d’une nouvelle prise de parole sur RFI, l’ancien Premier ministre est revenu sur ce qu’il considère désormais comme une simple vulgate répandue par les nouveaux tenants du pouvoir pour cacher leurs échecs en continuant d’accuser l’ancien régime. « Trois ans après, on ne peut pas continuer à dire que c’est la faute à ceux qui étaient là », a-t-il d’abord confié.
Revenant sur la question de la dette, il a ajouté que « quand je quittais les fonctions la dette du pays était à 56% du PIB, aujourd’hui elle est passée à 73%, l’année prochaine on sera à 85% et c’est cela le vrai enjeu. En 2 ans et demi ils ont surendetté le pays dans des projets sans aucun impact social avéré et des promesses tous azimuts et donné des marchés à des copains coquins et consanguins », a fait savoir ACBBN.
Pour finir, l’ancien porte-parole de la Présidence sous Ali Bongo Ondimba a également évoqué la question des marchés publics passés de gré à gré et de la corruption endémique dans la haute administration. « Monsieur Henri Claude Oyima qui était Ministre d’État, Ministre de l’Économie et des Finances dans un conflit d’intérêts patent nous a révélé que 89% des marchés au Gabon ont été attribués par entente directe. Donc il y a la corruption, il y a de la mal gouvernance et on ne peut pas continuer d’accuser le régime déchu comme ils disent. Après trois d’exercice de mandat, il faut aujourd’hui qu’ils rendent des comptes aux Gabonais », a-t-il conclu au sujet de la gouvernance des nouvelles autorités du pays.







