Mitzic: Deux ans après l’annonce de la réhabilitation et de la construction du Lycée Public Moïse Nkoghe Mvé, toujours aucune brique posée

Libreville, le 17 mars 2026-(Dépêches 241). Il est des nouvelles qui suscitent joie et espoir, tant elles sont annoncées avec fracas et assurance. Et puis, il y a d’autres, qui passent habituellement sous silence, sans bruits. L’annonce des travaux de réhabilitation et de construction du Lycée Public Moïse Nkoghe Mvé de Mitzic appartient à la première catégorie. Seulement, deux ans après, l’attente s’éternise, la désillusion s’installe et les populations déchantent, le tout au grand dam des élèves, principales cibles de ce projet.

Le 26 mars 2024, les administratifs et les élèves du Lycée Public Moïse Nkoghe Mvé de Mitzic accueillaient avec joie et enthousiasme la nouvelle de la réhabilitation et de la construction de plusieurs logements ainsi que la barrière dudit établissement. Mais vingt-quatre (24) mois après la pose de la première pierre, c’est le désenchantement total. Pas une fouille, aucune brique sortie de terre et silence radio du côté de l’entreprise adjudicataire.

Les réactions des Mitzicois sont nombreuses et sarcastiques. Florilège. « Pour les travaux de mitzic on dépose toujours la première pierre jamais la dernière », ironise un premier internaute. « En définitive le Lycée de Mitzic doit être délivré, 42 jours de jeûne, assembler tous les pasteurs et prophètes pour briser cette chaîne de blocage », tente de ridiculiser un autre. « Je me souviens comme si c’était ce matin qu’avant, on disait que c’était le coin des opposants, Mitzic ne pouvait pas évoluer.aujourd’hui qui est contre le pouvoir quand on sait que le pouvoir en place occupe tous les postes et institutions à Mitzic ? », s’est questionné, désillusionné, un jeune de la localité.

Mitzic, la cité oubliée du Woleu-Ntem ?

C’est désormais la question que se posent de nombreux habitants de cette petite ville du nord du Gabon. En cause ? Là où les autres localités continuent de bénéficier de quelques projets structurant à fort impact économique et social, Mitzic semble être relégué au dernier banc de la classe. Quand Oyem, la capitale provinciale, bénéficie de réhabilitation de plusieurs voiries, de construction de nouveaux édifices, alors que Bitam, Minvoul et Medouneu, trois autres villes de la province connaissent elles aussi un début de transformation, avec la sortie de terre et la livraison imminente de certaines infrastructures ( stations services, plateaux sportifs, magasins, structures hospitalières ), Mitzic continue d’attendre.

Posée comme condition pour statuer sur la possibilité de déclarer le Lycée Public Moïse Nkoghe Mvé de Mitzic comme centre d’examen au baccalauréat, à l’instar des autres villes de la province, la clôture de cet établissement continue malheureusement de se faire attendre, malgré les garanties présentées au moment de la pose de la première pierre par les membres de l’association Ossimane, devenue Pensée Patriotique.

Une situation qui continue de mettre en danger la vie des nombreux élèves de ce Lycée, toujours contraints de se faire transporter vers Oyem avec tous les risques d’accident que le voyage comporte, pour participer aux examens de fin d’année, notamment le baccalauréat. Vivement que la tutelle se penche définitivement sur la situation de Mitzic, afin d’éviter aux apprenants et leurs encadreurs d’éventuels périls au moment de rejoindre la capitale provinciale en fin d’année.

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