
Libreville, le 25 mai 2026-(Dépêches 241) Les usagers de la Nationale 1 éprouvent de grandes difficultés à traverser la zone d’Essassa depuis ce soir. En cause, les populations des quartiers environnants ont décidé de barrer la route pour protester contre les délestages intempestifs d’eau et d’électricité opérés par la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), qui ne semble plus en capacité de garantir un approvisionnement régulier aux habitants. Une situation particulièrement alarmante, qui pourrait marquer le début d’un mouvement de contestation plus large.
La Nationale 1, principal axe économique du pays, est paralysée depuis plusieurs heures par les populations d’Essassa. Ces dernières disent être excédées par les coupures d’eau et d’électricité, désormais perçues comme quasi institutionnalisées par la SEEG. Ce mouvement traduit le ras-le-bol des habitants, qui affirment ne plus pouvoir supporter l’indolence d’une société monopolistique dont les insuffisances sont de plus en plus dénoncées.
Selon plusieurs riverains, la situation se serait davantage dégradée depuis l’arrivée des nouvelles autorités. Il ne se passe pratiquement plus une journée sans que les populations ne subissent plusieurs coupures d’électricité. Les nuits sont parfois encore plus pénibles, plongeant de nombreux foyers dans l’obscurité pendant des heures. Plus le temps passe, plus les habitants ont le sentiment que la SEEG ne déploie aucun effort concret pour résoudre durablement le problème.
Au-delà des coupures d’eau et d’électricité, les populations dénoncent également l’augmentation exponentielle des factures mensuelles, alors même que les périodes de fourniture effective restent difficiles à évaluer. Ces délestages entraînent par ailleurs d’importants dommages matériels dans les foyers, notamment sur les appareils électroménagers, sans qu’aucune indemnisation ne soit envisagée par la société.
Si aucune mesure urgente n’est prise par les autorités compétentes, notamment le ministère de tutelle, cette mobilisation pourrait n’être que la première d’une longue série. Longtemps accusée de passivité, la population gabonaise semble de plus en plus exaspérée par une situation qu’elle juge abusive. À terme, ces mouvements de protestation pourraient se multiplier à travers le pays si des réponses concrètes ne sont pas apportées.







