
Libreville, le 19 Juin 2026 – (Dépêches 241). Building Construction Company (BCC) est l’attributaire unique des deux marchés de construction de la Cité Émeraude, pour un montant cumulé de 53 591 962 810 FCFA portant sur six immeubles administratifs. L’entreprise est également en charge d’un autre chantier emblématique de Libreville, la Tour H, ce qui en fait l’un des opérateurs les plus exposés du secteur du BTP gabonais sur la période 2025-2026.
Les éléments publics disponibles sur BCC restent limités à sa présence opérationnelle sur le terrain. La presse locale a notamment relayé une opération de nettoyage environnemental menée conjointement sur les sites de la Tour H et de la Cité Émeraude, avec une intervenante identifiée comme responsable HSE sur le chantier Tour H. Au-delà de cette communication de responsabilité sociétale, aucune fiche d’entreprise détaillée, aucun historique de références antérieures et aucune présence documentée dans la presse économique régionale n’ont pu être retracés avant l’attribution de ces deux marchés.
Les vérifications menées sur la zone CEMAC et au-delà, Cameroun, Congo-Brazzaville, Guinée Équatoriale, n’ont fait apparaître aucune trace d’un historique de BCC sur d’autres chantiers du continent. La seule entité internationale portant un nom identique est une société saoudienne fondée en 1996 à Khobar, sans lien apparent avec l’entreprise gabonaise.
Cette absence de profil contraste avec les précédents connus pour ce type d’infrastructures administratives au Gabon. Le Palais des Sports de Libreville avait été confié à China State Construction Engineering Corporation, groupe doté d’un historique vérifiable sur plusieurs continents. Le projet de palais des congrès de la Cité de la Démocratie avait quant à lui été engagé avec National Buildings Construction Corporation, entreprise publique indienne disposant elle aussi de références documentées dans plusieurs pays africains.
La nature exacte de BCC, son capital, son actionnariat, son expérience antérieure, reste à établir par des vérifications complémentaires auprès du registre du commerce gabonais. L’écart entre l’ampleur de l’enveloppe confiée et la rareté des informations disponibles sur l’entreprise constitue, en soi, un point qui mérite d’être documenté.







