
Libreville, le 3 août 2026-(Dépêches 241). Les nouvelles autorités du Gabon ont entamé une ambitieuse réforme de modernisation de la fonction publique. Plusieurs résolutions pourraient très prochainement être adoptées, notamment l’âge limite d’entrée à la fonction publique qui passerait de 35 à 40 ans, et l’avancement automatique, remplacé par l’avancement au mérite.
La Cinquième République entend se démarquer de la Quatrième sur tous les plans, y compris sur le modèle de sa fonction publique. C’est en tout cas le sens donné à l’ambitieuse réforme que porte aujourd’hui le gouvernement de Brice Clotaire Oligui Nguema, qui entend faire adopter prochainement plusieurs changements à propos du suivi des carrières administratives des agents publics.
La première résolution concerne les demandeurs d’emploi. Fixée jusqu’ici à 35 ans, la date limite d’entrée à la fonction publique passerait à 40 ans. Une nouvelle qui va assurément redonner espoir à de milliers de jeunes diplômés en quête d’une intégration à la fonction publique, malgré un âge relativement avancé, notamment ceux ayant dépassé les 35 ans.
La seconde, certainement celle qui va susciter le plus de réactions, est celle relative à l’avancement des fonctionnaires. Alors qu’il s’est toujours fait de manière automatique, l’avancement pourrait désormais se faire au mérite. Seuls la ponctualité, l’assiduité, ainsi que le respect strict de la déontologie seront les principaux critères pour mesurer l’efficacité de chaque agent, et le noter en conséquence.
Si pour l’heure, rien d’avancé dans cette réforme n’a été confirmé officiellement par le gouvernement, tout porterait cependant à croire que l’application de ladite restructuration de la fonction publique gabonaise pourrait être effective dans les prochains jours.







