
Libreville, le 22 Juin 2026 – (Dépêches 241). La Cité Émeraude figure parmi les chantiers cités par le Président de la République dans son adresse sur l’État de la Nation comme illustration des fondations du « Gabon nouveau » en construction, aux côtés du Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie et des infrastructures judiciaires, routières et administratives engagées depuis 2023.
Le financement de ce chantier se décompose en deux marchés aux montages budgétaires distincts. Le marché portant sur quatre immeubles, approuvé le 7 avril 2025 pour 35 741 962 810 FCFA, est imputé sur les budgets 2024-2025-2026. Le marché portant sur deux immeubles supplémentaires, approuvé le 8 mai 2025 pour 17 850 000 000 FCFA, est imputé sur les budgets 2024-2025. L’ensemble du projet s’étend ainsi sur trois exercices budgétaires consécutifs pour un total de 53 591 962 810 FCFA.
Cet étalement sur trois lois de finances successives pose la question de la traçabilité de l’exécution budgétaire d’un même chantier d’un exercice à l’autre, particulièrement dans un contexte marqué par l’adoption d’une loi de finances rectificative pour 2026 et par la mise en œuvre du programme d’investissements publics 2026-2028.
Le Chef de l’État a lui-même insisté, dans son adresse à la Nation, sur le renforcement du dialogue avec la représentation nationale et sur la nécessité d’une lecture lucide de la situation du pays. Cette orientation suppose, en toute logique, que les commissions parlementaires compétentes disposent d’une vision consolidée de l’exécution budgétaire d’un chantier financé sur trois exercices, plutôt que d’un suivi fragmenté loi de finances par loi de finances.
À ce jour, aucun document public consulté ne permet d’établir si un état consolidé de l’exécution budgétaire de la Cité Émeraude, croisant les trois exercices concernés, a été présenté aux commissions des finances de l’Assemblée nationale ou du Sénat. C’est un point que le suivi parlementaire de l’exécution budgétaire 2026 devrait permettre de clarifier.







