
Libreville, 10 juillet 2026 – (Dépêches 241). Depuis le 4 juillet dernier, se tient à Saint-Louis, au Sénégal, au Centre de formation aux métiers rizicoles de Boudjoug, au sein de la station régionale du Sahel du Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice), l’atelier annuel du programme d’amélioration variétale du riz de KAFACI. Le Gabon, en tant que pays membre, y prend part avec la participation du Dr Yonnelle Moukoumbi. Pendant cinq jours, les participants profitent de cet atelier pour présenter les progrès réalisés dans les recherches consacrées à l’amélioration des variétés rizicoles au sein des trente pays membres.
L’atelier annuel du programme d’amélioration variétale du riz de KAFACI réunit les représentants des trente pays membres. Organisée avec l’appui de la Corée du Sud , cette édition se tient au Sénégal. Ces assises, auxquelles participe le Gabon, ont pour objectif de mettre en lumière les avancées des différentes recherches menées par les scientifiques des pays membres afin de valoriser les performances en matière de sélection variétale, d’amélioration de la qualité du riz et de développement de nouvelles variétés adaptées aux réalités africaines. Il s’agit d’un rendez-vous scientifique majeur qui pourrait contribuer à accroître durablement la production de riz dans les pays membres de KAFACI, sans compromettre sa qualité.
Dans ce contexte, la participation du Dr Yonnelle Moukoumbi représente une opportunité qui s’inscrit dans la droite ligne de la vision des nouvelles autorités gabonaises, résolument engagées en faveur de la souveraineté alimentaire. Le riz étant l’un des aliments les plus consommés au Gabon, une augmentation significative de sa production nationale constituerait un levier important pour réduire la dépendance aux importations et accélérer l’atteinte de l’objectif d’autosuffisance alimentaire.
Pour le Dr Yonnelle Moukoumbi, cette participation constitue avant tout une occasion d’apprendre, de partager des expériences et de contribuer au développement de la filière rizicole gabonaise. Aussi à-elle déclarer au sortir de ces rencontres:« Tout le plaisir a été pour moi de présenter notre travail en collaboration avec les collègues du ministère de l’Agriculture (DGDR et DGA) pour mettre les semences de base à la disposition des nouveaux producteurs et des agri-multiplicateurs de riz », a-t-elle déclaré.
Cette dernière d’ajouter : « Les trente experts des pays africains participant au projet d’amélioration variétale du riz ont pu apprécier nos avancées. À nous d’avancer, car le Gabon a besoin de nous », a souligné la fondatrice et responsable du Programme national de sélection et d’amélioration des plantes et de production des semences (PNSAP-PS) au Gabon.
Au-delà des échanges scientifiques, cet atelier offre également aux chercheurs gabonais l’occasion de renforcer leur réseau de coopération avec leurs homologues africains et asiatiques. Le transfert de connaissances, le partage des innovations variétales et l’accès à de nouveaux matériels génétiques constituent autant d’atouts susceptibles d’accélérer la modernisation de la riziculture gabonaise.
Dans un contexte où la sécurité alimentaire est devenue une priorité stratégique pour de nombreux États africains, ce type de coopération internationale apparaît comme un levier essentiel pour bâtir une agriculture plus productive, plus résiliente et capable de répondre durablement aux besoins des populations.







