Gabon: la marche des « Femmes Braves » de Mouila en direction de Libreville prématurément stoppée par les autorités 

La marche des Femmes Braves aux relents de Kounabelisme stoppée nette par les autorités de la Province © Dépêches 241

Libreville, le 23 juillet 2026-(Dépêches 241). Débutée le 15 juillet dernier, la marche de l’association des « Femmes Braves » de Mouila en direction de Libreville, la capitale gabonaise, a été prématurément stoppée au bout de cinq jours seulement. Les autorités administratives ont évoqué des « raisons de sécurité », mais surtout la nécessité de se conformer au cadre réglementaire en vigueur des manifestations publiques au Gabon. 

L’ambition n’aura tenu que cinq petits jours, avant d’être arrêtée par les autorités administratives de la localité. Les « Femmes Braves » de Mouila, l’association qui ambitionnait de braver les 431 kilomètres qui sépare la capitale provinciale de la Ngounié à Libreville, a été stoppée dans son initiative par les éléments de la gendarmerie nationale de la ville, sur instruction du Ministre de l’Intérieur.

Après seulement cinq jours de marche, le groupe des femmes a été arrêté entre les villages Doubou et Mboukou, à 27 kilomètres de la ville, précisément. Une interruption expliquée par la nécessité de respecter le cadre légal régissant les manifestations sur la voie publique au Gabon, a indiqué le préfet de la Douya-Onoye, Alphonse Ndemé, assurant l’intérim du gouverneur de la Ngounié. 

Une marche stoppée, mais des revendications toujours d’actualité

Initiée pour rencontrer le Chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema et son épouse Zita Oligui Nguema, la marche des « Femmes Braves » de Mouila portait une ambition claire: attirer l’attention des plus hautes autorités sur le déficit d’infrastructures dans la province de la Ngounié, notamment l’absence d’un marché moderne dans Mouila, le manque d’une caserne de sapeurs-pompiers et l’insuffisance d’écoles de proximité. 

« Nous avons été stoppées par la gendarmerie et le préfet. L’initiative est lancée. Nous allons revoir la stratégie pour mieux nous y prendre. Nous ne faisons pas de politique. Nous sollicitons juste un échange avec le Président de la République », a déclaré Émeraule Mounganga, Présidente de ladite association. 

Gageons désormais que cette initiative ait pu retenir l’attention du Chef de l’État, et qu’une possible audience leur sera accordée dans les prochains jours. 

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