
Libreville, le 29 juillet 2026-(Dépêches 241). Le député et ancien Directeur Général de la Dette, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, vient de franchir un cap judiciaire en déposant une plainte pour diffamation publique devant le Procureur de la République, ce 28 juillet 2026. Cette démarche, annoncée par le cabinet KALMIE Avocats Associés dans un communiqué officiel, intervient à la suite de propos tenus publiquement par Wilfrid Okoumba Kamitatu, ancien activiste et chantre du nouveau régime. Monsieur Ntoutoume Ayi, qui a dirigé la Dette publique de la République gabonaise d’octobre 2023 à octobre 2025, entend ainsi répondre fermement aux accusations qui visent directement son intégrité et son honneur.
La controverse trouve son origine dans une émission diffusée du 26 juillet 2026 sur Gabon Télévision, au cours de laquelle Monsieur Kamitatu a formulé des déclarations comportant, selon le communiqué, des « imputations et insinuations » visant de manière identifiable Jean Gaspard Ntoutoume Ayi. L’ancien activiste récemment rentré au pays laissait entendre que celui-ci se serait livré à des faits d’enrichissement irrégulier à alors qu’il occupait des fonctions publiques.
Des allégations diffusées sur un média public à large audience, que le conseil de Monsieur Ntoutoume Ayi estime de nature à « porter atteinte à l’honneur et à la considération de son client », justifiant pleinement l’engagement d’une procédure judiciaire conformément aux dispositions du Code pénal gabonais.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte national et international marqué par une forte exposition médiatique et une circulation intense de commentaires publics relatifs à la gestion des affaires publiques au Gabon, souligne le communiqué. Face à ce climat, le cabinet d’avocats souligne la nécessité impérieuse de voir les faits « juridiquement établis » plutôt que de contenter des seules spéculations médiatiques.
Dans un souci affiché de clarté, de transparence et de reddition des comptes, la plainte vise à soumettre toute allégation de cette nature à l’appréciation des autorités judiciaires, seules compétentes pour en vérifier le bien-fondé et trancher sur la réalité des faits allégués.
Par cette action en justice, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi entend faire valoir ses droits dans le strict respect des voies légales et judiciaires, sans recourir à la polémique publique. L’affaire illustre ainsi la tension croissante entre la libre expression publique et la protection de la réputation des personnes publiques dans l’espace médiatique gabonais.
Le dépôt de cette plainte pour diffamation publique ne marque pas seulement un tournant décisif dans l’affaire opposant Jean Gaspard Ntoutoume Ayi à Wilfrid Okoumba Kamitatu, elle constitue également un teste de plus de l’appareil judiciaire gabonais qui se trouve contraint de jouer sa partition, à l’effet de distinction ce qui relève de l’arbitraire de ce qui est de l’état de droit.
L’issue de cette procédure sera désormais suivie de près, tant par les observateurs politiques que par les citoyens, dans un pays où la probité des responsables publics demeure au cœur des préoccupations nationales.







