
Libreville, le 20 août 2026-(Dépêches 241). Dans une correspondance adressée à la Ligue Nationale de Football Professionnel (LINAFP) il y a deux jours, l’Association des Clubs Professionnels de Football du Gabon (ACPFG) a de nouveau interpellé les autorités compétentes sur les engagements financiers dus aux clubs, pour le compte de la saison écoulée. L’association met en garde contre une reprise compromise, si jamais ce passif financier ne venait pas à être soldé.
Si l’ACPFG a d’abord tenu à encourager l’implication des nouvelles autorités du pays, via le ministère des Sports, et la décision de fixer les dates de reprise des championnats, notamment le 10 octobre pour la première division et le 22 novembre pour la deuxième division, l’association regrette tout de même le retard dans le paiement des récompenses liées à la saison écoulée. Il s’agit principalement « des frais médicaux estimés à 2,7 millions de francs CFA par club, soit environ 60 millions pour l’ensemble des clubs concernés, ainsi que les récompenses dues à l’AS Mangasport (80 millions, à Stade Mandji et CF Mounana (50 millions chacun) et à Missile FC (30 millions ) », précise la correspondance.
Une situation qui interroge malgré un budget adopté et voté de manière collégiale
Landry Nkeyi et l’ACPFG rappellent que le « budget de la compétition, évalué à 2,8 milliards de francs CFA, avait été adopté en Assemblée générale de la LINAFP, en présence de la FEGAFOOT, puis arbitré par la tutelle sportive », lit-on dans leur courrier. Toute chose qui soulève aujourd’hui des questions d’une remarquable pertinence: « quel est le budget réellement consacré au football national ? Quels montants ont effectivement été décaissés par l’État ? Quelles priorités ont guidé l’exécution de ce budget ? Et quel solde reste disponible pour honorer les engagements encore dus ? », s’interrogent les clubs professionnels.
Une reprise des championnats déjà menacée ?
La tonalité de la correspondance des clubs du National-Foot 1 et 2 est claire: « si ce passif n’est pas soldé (…), la reprise des championnats locaux pourrait se trouver compromise par des difficultés d’autant d’ordre financier administratif que logistique », indique-t-elle. Pour finir, « les clubs sollicitent une réponse soucieuse, de manière à prendre les dispositions permettant d’affiner leur visibilité sur ces différents points et engager la préparation de la prochaine saison. », conclut le courrier.







