Okondja: À 13 ans, elle empoisonne et tue sa mère avec du camphre pour sortir la nuit

L’affaire Esther Diki Nzoghet a provoqué l’émoi au tribunal de première instance de Franceville.© Dépêches 241

Libreville, le 24 août 2026-(Dépêches 241). Le 13 juin 2024, la petite ville d’Okondja, dans le Sud-Est du Gabon, enregistrait un drame des plus effroyable: G.M, âgée seulement de 13 ans au moment des faits, mettait du camphre dans un verre de jus destiné à sa mère, Esther Diki Nzoghet, pour dit-elle, l’endormir profondément afin de pouvoir sortir librement la nuit. Sauf que, ce qui devait être un sommeil profond s’est transformé en sommeil éternel, faisant passer sa génitrice de vie à trépas. Présentée devant le tribunal de première instance de Franceville le 19 août dernier, elle a été condamnée à 12 mois de prison dont 7 assortis du sursis, ainsi qu’à une amende de 3 millions de fcfa.

La vie d’Esther Diki Nzoghet, une mère gabonaise, a basculé dans l’au-delà un jour de 13 juin 2024. Après avoir consommé un verre contenant du jus remis par sa fille, l’infortunée aurait ressenti un violent malaise. Conduite au centre de santé de la localité, les personnels soignants n’avaient fait que constater son décès.

L’enquête ouverte aussitôt avait rapidement conduit les éléments de la gendarmerie locale vers la fille de la défunte, G.M, âgée de 13 ans à l’époque. Confondue par les éléments des forces de l’ordre, la jeune fille passa aux aveux: avec un sang froid peu commun, elle dit avoir mis du camphre dans la boisson de sa mère pour l’endormir profondément, afin qu’elle puisse sortir nuitamment retrouver son amant.

Toujours selon les informations relayées par le quotidien l’Union, la jeune fille supportait de plus en plus mal les réprimandes de sa mère et le regard de cette dernière concernant ses sorties nocturnes et sa relation amoureuse. Si elle a été placée sous mandat de dépôt le 21 juin 2024, G.M avait bénéficié d’une liberté provisoire avant d’être ramenée devant le tribunal le 19 août dernier.

Ayant reconnu les faits, le ministère public a sollicité des circonstances atténuantes, au regard du jeune âge de l’accusée au moment des faits, mais a surtout requalifié l’acte en homicide involontaire, la condamnant ainsi à 12 mois de prison dont 7 assortis du sursis, ainsi qu’à une amende de 3 millions de fcfa.

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