L’hommage de Pablo Moussodji Ngoma à Jean Paul Tchibinda:  Ya TCHIB, le chantre de la petite boule s’est éteint 

L’hommage empreint d’émotion du journaliste sportif Pablo Moussodji Ngoma à l’ancien Secrétaire Général de la Fegafoot © Dépêches 241

Libreville, le 3 septembre 2026 – (Dépêches 241). Figure attachante et singulière du football gabonais, Jean Paul Tchibinda, affectueusement appelé « Ya Tchib » par le journaliste, s’est éteint, laissant derrière lui une philosophie, un sourire et surtout une passion intacte pour cette « petite boule » qu’il considérait comme bien plus qu’un simple ballon. À travers ce témoignage, Pablo Moussodji Ngoma rend hommage à un homme humble, rassembleur et profondément amoureux du football, qui avait fait de la discrétion une force et de l’irrationnel une manière de comprendre la magie du sport.

« D’une sobriété incontestable, toujours à l’écoute et ouvert au débat contradictoire, Jean Paul TCHIBINDA avait choisi l’efficacité dans la discrétion.

Son humilité en faisait un rassembleur dans le milieu du football. Il avait développé une philosophie pour asseoir sa simplicité, loin de l’expertise académique des uns et des autres, tout le mérite revenait à juste titre, à la magie, aux virtuoses de cette « petite boule » dont il vantait tant les mérites.

Avec la petite boule, on était quasiment dans l’irrationnel. Grâce à elle, on loue les avions pour préparer et jouer les matchs sans savoir l’issue.Pour TCHIBINDA, « la petite boule » bousculait les montagnes comme une inspiration divine, évoquant sans cesse, le poids de l’invisible. « Grâce à la petite boule le monde s’ouvre à nous ». 

L’homme d’esprit aura vécu avec son sourire permanent. 

Il surfait entre l’économie et les grands concepts du marketing sur les plateaux télévisés comme le fameux « 

« dernier virage » face à l’Afrique du Sud en route pour Ghana-Nigeria 2000. La suite est connue, une victoire face aux Bafana bafana qui nous ouvrait les portes de la 22eme édition de la CAN, la troisième du Gabon.

YA TCHIB vendait avec passion ce produit football avec ses mots et les maux du foot de l’époque n’empêcherent pas les gabonais de prendre d’assaut les gradins du stade Omnisports Président Bongo. 

La dernière anecdote, alors qu’il gérait la commission compétition du Cocan 2017 et moi la commission communication, au moment de prendre place dans l’avion en partance pour Paris, je l’arrêtais en classe affaires parce que assis à mes côtés. Il s’arrêta et l’hôtesse prit sa veste pour la ranger en cabine.

 Il me dira comme toujours « en 30 ans de poste, malgré mon doctorat, seule la petite boule me donne tous ces privilèges. Il faut donc la respecter ». Il savait détendre l’atmosphère avec sa petite boule qu’il a toujours qualifiée de magique. On est vite tombé dans « l’irrationnel qui est le témoin de notre ignorance provisoire ». Lui seul savait tout ce qui entourait le simple ballon au cœur des guerres de temps modernes.Nous n’avons sans doute pas eu la chance de saisir toute la portée de sa philosophie, basée sur l’humilité 

Que la terre te soit légère YA TCHIB ». 

 Par Pablo MOUSSODJI NGOMA

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