« Au nom de la République, au nom du sacrifice fait par les militaires, respectez simplement la parole du Chef de l’État » : les mots forts du MNVG à l’endroit de Laurence Ndong

Les demandeurs d’emploi réunis au sein du MNVG appellent Laurence Ndong, Ministre de la Fonction Publique et du Renforcement des Capacités à respecter la parole « sacrée » du Chef de l’État.© Dépêches 241

Libreville, le 3 septembre 2026-(Dépêches 241). Réuni devant le ministère de la Fonction Publique et du Renforcement des Capacités ce jeudi 3 septembre 2026, le Mouvement National des Visionnaires du Gabon (MNVG), organisation associative luttant contre le chômage des jeunes, est allé s’enquérir des raisons qui continuent de bloquer l’aboutissement de la promesse présidentielle de 1500 postes budgétaires octroyés à leur organisation. Dans un discours clair et particulièrement saisissant, ils affirment « ne rien revendiquer, mais demandent seulement l’exécution pure et simple de la parole du Chef de l’État ».

La date était connue, et le l’instant très attendu. Ce jeudi 3 septembre 2026, les membres du Mouvement National des Visionnaires du Gabon (MNVG) ont investi le parvis du ministère de la Fonction Publique et du Renforcement des Capacités. L’objectif était clair et précis: obtenir du département dirigé par Laurence Ndong, les raisons du blocage inexpliqué de la traduction en acte de la promesse présidentielle des 1500 postes budgétaires offerts en août 2024 à cette organisation.

Joël Yannick Nguema Ellang, Président dudit mouvement, a réitéré sa position de son association. « En août 2024, le Président de la République Gabonaise a instruit son gouvernement de nous octroyer 1500 postes budgétaires », a-t-il d’abord tenu à rappeler. Et de poursuivre en soulignant que « cela fait maintenant deux ans aujourd’hui que l’instruction du Chef de l’État est bafouée par l’administration gabonaise », a martelé le responsable du MNVG.

Une juste comparaison avec l’ordre militaire

Voulant mettre d’emblée un terme à toute polémique inutile, Joël Yannick Nguema Ellang n’hésite pas à se référer au fonctionnement de la société militaire, au moment de sa prise de parole du jour. « Je parle sous le contrôle des forces de l’ordre et de sécurité. Je ne sais pas si le Président demande à la gendarmerie de nous déguerpir d’ici, la gendarmerie pourra hésiter un seul instant. Elle va nous déguerpir d’ici, c’est un ordre. En contrepartie, nous constatons que le Président a donné l’ordre de nous octroyer des postes budgétaires, mais deux ans après, nous sommes toujours malmenés », déplore le Président du MNVG.

Un appel à l’exécution pure et simple de la parole présidentielle

Pour finir, le responsable du MNVG a eu des mots forts pour interpeller la ministre de la Fonction Publique. « DC, SG, évitons les comportements à risques. Les militaires ont pris le pouvoir parce que l’ancien système avait déjà des comportements à risques. Je termine par vous dire, au nom de la République, au nom du sacrifice fait par les militaires, respectez simplement et purement la parole sacrée du Chef de l’État », a-t-il conclu face aux hauts responsables du ministère de la Fonction Publique.

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