
Libreville, le 3 septembre 2026-(Dépêches 241). L’affaire occupait l’espace numérique ces dernières semaines: il s’agit de la gestion de la dotation spéciale des 7 milliards alloués à la province de la Nyanga par Brice Clotaire Oligui Nguema, à l’époque Président de la Transition. Octroyée à chacune des 9 provinces du pays, cette enveloppe devait financer de nombreux projets structurants dans les localités, à l’effet d’améliorer significativement les conditions de vie des populations de l’arrière pays. Mais aujourd’hui, deux ans après, le constat est amer dans la province de la Nyanga: plusieurs projets inachevés, quand d’autres sont simplement abandonnés. Toute chose qui a fini par déboucher sur la convocation des 21 entreprises concernées par ce dossier.
L’audit de la task-force, combiné à la série de vidéos relayées sur les réseaux sociaux par Lionel Giovani Boulingui, citoyen engagé dans les questions de bonne gouvernance, ont finalement conduit le gouvernement à jeter un regard neuf sur la situation de plusieurs chantiers financés par l’argent public, dans la province de la Nyanga. Dans un communiqué de la Vice-présidence du gouvernement rendu public hier, 21 entreprises ayant bénéficié des marchés durant la Transition sont appelées à s’expliquer par rapport à la gestion des fonds reçus pour l’exécution de ceux-ci.
Il s’agit précisément de Speednet, KM BTP, M&F Afrique Consult, Bakita & Frères, Direct7Vice, EGET, ESTTM & Company, Gunas Service, Gabi Service, Gabon Consult, GBT Infrastructure, Imar BTP, Medi Service Gabon, Mugobusti, SCK BTP, SDM, SMF, Société des bâtiments et des distributions (SBD), Socob et Aljana. Toutes sont obligatoirement attendues ce jeudi 3 septembre 2026, au cabinet du Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault.
Des explications restent très attendues par les Nynois
Devant le très faible taux de réalisation des travaux, la sortie récente de Jonathan Ignoumba, les résultats de la task-force et les nombreuses vidéos de Lionel Giovani Boulingui, les Nynois attendent des explications précises sur la gestion des 7 milliards destinés à financer plusieurs projets dans leur province.
Si le communiqué n’a pas pris le soin de préciser l’objet exact de la rencontre, ni les éventuelles suites qui pourraient en découler, l’opinion, elle, demeure très attentive au sort qui va être réservé aux principaux responsables de ces entreprises attributaires, si l’on devait faire le parallèle avec celui réservé à Erichk Mauro Nguema, l’architecte gabonais écroué à la prison centrale il y a quelques jours, suite au non respect des engagements pris sur le chantier de l’esplanade Georges Damas Aleka.







