Libreville le 29 novembre 20225 – (Dépêches 241). Sa prise de parole était attendue. Si la cheffe du Gouvernement Ossouka Raponda promet de traquer les auteurs du rapt de l’auditrice de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) survenue il ya deux semaines, elle a surtout manqué l’occasion d’affirmer son leadership sur une question d’envergure que celle de la lutte contre les violences faites aux femmes.
Elle est finalement sortie du bois. En effet, conspuée par une partie de l’opinion en raison de son apathie marquée par un mutisme effarant, la « Reine des Mpongwè » a enfin réagi à l’affaire l’affaire Alima, une employée de la CNSS Kidnappée le 11 novembre dernier aux abords de son lieu de travail.
Une prise de parole tardive et dont les mots sonnent creux, tant la cheffe du Gouvernement y est allée de main morte pour condamner l’agression de l’auditrice de la CNSS, victime pourtant des pires atrocités pour avoir fait consciencieusement son travail. « Les menaces et les intimidations n’ont pas droit de cité dans notre pays et personne ne devrait craindre de faire son travail consciencieusement », a-t-elle écrit sur sa page facebook.
Comble de l’ignominie, Ossouka Raponda, manifestement en manque de leadership et prise d’initiative sur les questions d’envergure nationale, profite éhontément de la sortie du procureur de la République André Patrick Roponat pour finalement prendre la parole. « Comme l’a indiqué le Procureur de la République (…), les auteurs et les commanditaires de cet acte ignoble, seront traqués pour que justice soit faite », a-t-elle appuyé. Une acte manqué pour la « Reine des Mpongwè », fagotée du costume de défenseur des droits de la femme, mais qui peine à s’affirmer y compris au sein de son Gouvernement, où elle est devenu plus que jamais inaudible.