
Libreville, le 25 avril 2023-(Dépêches 241). Comme en 2021, le séjour altogovéen du candidat à la présidentielle Alexandre Barro Chambrier aurait une nouvelle fois été perturbé par des jeunes scandant leur soutien à Ali Bongo. Dès actes délictueux, marqués par des violences, qui ont laissé de marbre le parti au pouvoir, lequel s’illustre par un silence complice.
Le parti au pouvoir n’a pas daigné condamné ces agressions d’une rare violence, aussitôt relayées par les réseaux sociaux via une vidéo devenue virale. Le Week-end écoulé en effet, des jeunes armés de gourdins auraient tenté de boycotter le meeting de Barro Chambrier, candidat à la présidentielle d’août prochain, dans la ville de Franceville, bastion politique du clan Bongo.
« Nous condamnons ces actes de violences contre les populations du Haut-Ogooué, contre le candidat à la présidentielle du 26 août 2023, Alexandre Barro Chambrier. L’opposition veut des élections apaisées et non violentes. Nous condamnons ces actes orchestrés par des barons du régime tapis dans l’ombre et certainement originaire de ladite province.», hurle Joyce Laffite, l’un des portes-paroles du Rassemblement pour la patrie et la modernité, encore sous le choc. Cet acte délictueux, exécuté par des jeunes se présentant comme des soutiens d’Ali Bongo, vise manifestement à perturber la paix sociale à quelques semaines du scrutin présidentiel.
En effet, en 2021, des actes similaires avaient été enregistrés à chaque étape de la tournée d’Alexandre Barro Chambrier dans cette même province du Haut-Ogooué. Lors de ses prises de parole, celui qui rêve d’alternance au sommet de l’Etat décrit l’image peu reluisante présentée par cette province du Haut-Ogooué, prétendument acquise au pouvoir. De quoi courroucer certains barons du régime originaire de ladite province, soupçonnés d’avoir instrumentalisé les jeunes dont le but était de boycotter le meeting de l’une des figures de proue de l’opposition, bien embarqué dans la course à la présidentielle.
Le moins que l’on puisse dire est que par ce silence, le PDG légitime des actes de violence et se rend dans le même temps complice des actes barbares orchestrés par une horde de délinquants se réclamant d’un régime à bout de souffle.







