
Libreville, le 16 mai 2025 – (Dépêches 241). Plusieurs heures après que la nouvelle de l’exfiltration de la famille Bongo Ondimba de Libreville pour Luanda en Angola où ils vivront désormais en exil, le procureur général près le tribunal de 1ere instance de Libreville a tenu un point de presse. Pendant cette adresse aux hommes et femmes des médias, Eddy Minang a justifié la sortie de détention de Sylvia et Noureddine Bongo Valentin en invoquant des raisons médicales.
Lunaire et expéditive. C’est ainsi que l’on peut qualifier la sortie médiatique ce matin du procureur général près le tribunal de Première instance de Libreville. Le magistrat hors catégorie s’est présenté devant la presse pour quelques minutes, le temps pour lui de lire un communiqué d’une vacuité effarante.
Dans ce qui avait été présenté comme un point de presse à l’effet d’éclairer une opinion révulsée et courroucée par la libération et l’exfiltration d’Ali Bongo Ondimba et sa famille, Eddy Minang est présenté une raison perçue comme peu convaincante par une partie de l’opinion. Une libération pour des raisons médicales après l’introduction de deux demandes d’élargissement provisoire pour le compte de ses clients introduites le 12 mai, Me Eyue Bekale, avocat de la famille Bongo. « Dans celles-ci, elles alléguaient que l’État de santé de ses clients était préoccupant (…) », a fait savoir Eddy Minang.
Ce dernier a alors saisi l’Agence Judiciaire de l’Etat qui a déclaré « ne pas s’opposer à ces demandes pour raisons humanitaires », a précisé le Procureur Général. Tout en précisant que « la liberté est le principe et la détention », Eddy Minang a ajouté que « cette mise en liberté provisoire, ordonnée pour des raisons médicales s’inscrit dans le strict respect des dispositions des articles 132 et 143 du code de procédure pénale », a-t-il informé.
Pour finir, procureur général près le tribunal de Première instance de Libreville a fait que savoir que nonobstant cet exil, Bongo and cie restent toujours sous les coups de la procédure initiée à leur encontre au lendemain du 30 août 2023. « Enfin, je précise que cette mesure n’interrompt nullement le coût normal de la procédure qui se poursuivra jusqu’à 12 tenue d’un procès équitable », a-t-il conclu.







