Infanticides à Nzeng-Ayong: un père aurait-il volontairement empoisonné ses trois enfants ?

Un corps sans vie de l’une des victimes transporté par les pompes funèbres © DR

Libreville, le 19 août 2025 – (Dépêches 241). Dimanche dernier, le quartier Fromager dans le sixième arrondissement de la capitale gabonaise a été le théâtre d’un drame des plus effroyables. Comme emporté par une démence meurtrière, un sujet d’origine camerounaise selon plusieurs sources, aurait fait manger à trois de ses enfants et leur mère, une certaine Alix Nyangui, de la nourriture cuisinée par ses soins, mais manifestement empoisonnée. Résultats, trois enfants décédés et leur mère hospitalisée à l’hôpital militaire du PK9.

À Nzeng-Ayong Fromager, le 17 août, jour marquant les festivités de l’indépendance du Gabon aura eu une saveur dramatique. En cause, un père aurait cuisiné un sachet de riz, visiblement empoisonné, qu’il a ensuite servi à trois de ses enfants parmi lesquels Sahara, Daniel et Jésus, respectivement âgés de 6 ans, 4 ans et 1 an. Après avoir consommé ce riz, les premiers symptômes de vomissements et d’asphyxie sont apparus chez Sahara, la plus grande des enfants.

Conduite au Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL), Sahara va rendre l’âme quelques instants plus tard. Encore sous le choc, le couple va également faire le constat du décès du jeune Jésus, dans le dos de sa mère. Alors qu’il était resté à la maison, Daniel va à son tour succomber à ce mystérieux riz préparé et servi par leur géniteur. Alors qu’elle venait elle aussi de s’écrouler, la mère des enfants a immédiatement été conduite et  admise en réanimation à l’hôpital militaire du PK9.

À l’heure actuelle, le père, un sujet camerounais, serait gardé à vue dans une commissariat de la capitale gabonaise, en attendant de déterminer s’il s’agit d’un infanticide volontaire ou d’une malheureuse intoxication alimentaire.  Selon nos confrères de Gabon Actu, la nourriture querellée est actuellement en cours d’examen par la police scientifique et les éléments de l’Agence Gabonaise de la Sécurité Alimentaire (AGASA). 

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