
Libreville le 14 avril 2026 – (Dépêches 241). La Compagnie africaine de sépultures du Gabon (Casepga), à travers sa filiale de Mouila, est secouée par un scandale digne d’une série indienne sans fin. L’affaire serait liée à la disparition du corps de Thérèse Nombi Madibila, septuagénaire décédée le 26 mars 2026, dont la dépouille a été finalement retrouvée dans un village proche de Moabi. Une situation difficile qui a suscité l’incompréhension au sein de l’opinion molviloise, au regard de l’expérience de ladite société.
Un fait divers particulièrement choquant a secoué les populations du sud du Gabon, notamment à Mouila, dans la province de la Ngounié, ces derniers jours. En cause, la Casepga, société spécialisée dans le traitement des corps des personnes décédées, aurait confondu des corps, en livrant à une famille une dépouille qui n’était pas la sienne. Il s’agit de celle de Thérèse Nombi Madibila, 78 ans révolus, a été porté disparu de la maison des pompes funèbres et se serait retrouvé à plusieurs kilomètres de la capitale provinciale, dans un village du département de la Douigny, non loin de Moabi.
Il faut dire que la Casepga n’en est pas à sa première confusion de corps. Et le scandale est d’autant plus marquant qu’il s’agit d’une société a priori réputée, dotée d’une expérience sans conteste dans le domaine, mais qui multiplie les erreurs chaque année. Si les parents de la disparue n’étaient pas intervenus à temps, nul doute que la défunte serait restée enterrée dans une localité dont elle n’est pas originaire pendant plus longtemps, par une famille avec laquelle elle n’avait aucune attache de son vivant.
Les responsables de la maison de pompes funèbres auraient justifié cette énième bourde par le fait que c’est la famille qui a accueilli le corps qui aurait mal identifié la dépouille. Selon les déclarations des membres de la famille de la disparue : « Ils nous ont dit qu’une famille vivant entre Tchibanga et Moabi s’est trompée de dépouille. En lieu et place de leur proche, ils ont transporté le corps de notre mère, qu’ils ont déjà enterré depuis une semaine », a expliqué un membre de la famille, visiblement bouleversé et confus.
D’autant que les parents proches comme , amis et connaissances de la disparue s’étaient acquittés à temps de toutes les factures liées aux obsèques de leur mère, en vue de lui rendre un dernier hommage finalement avorté. « Nous avons tout fait pour enterrer dignement notre maman. Nous avons pris un cercueil à près de 2 millions de FCFA. Plus de 300 membres de la famille, amis et connaissances sont venus et ont pris des risques routiers, trains et avions pour ceux venus de l’étranger afin de prendre part aux obsèques. Après avoir effectué toutes ces dépenses, la Casepga va-t-elle procéder au remboursement de celles-ci ? », s’est interrogé un proche.
Quoique lésés et face à la négligence de la Casepga qui, malgré des factures exorbitantes, continue d’enchaîner les erreurs, la famille et les proches ont décidé de se rendre auprès des autorités judiciaires de la localité afin de se faire délivrer un permis d’exhumation.







