
Libreville, le 26 Mars 2026 – (Dépêches 241). Près d’un an après la décision de la Cour internationale de Justice sur la souveraineté des îles Mbanié, Conga et Cocoteros, l’Union africaine passe à une nouvelle étape. L’organisation continentale vient de nommer le burundais Albert Shingiro en qualité de facilitateur dans le cadre de la mise en œuvre effective du verdict rendu le 19 mai 2025 entre le Gabon et la Guinée équatoriale.
L’Union africaine a officiellement désigné, le mercredi 25 mars 2026, l’ancien ministre burundais des Affaires étrangères Albert Shingiro comme envoyé spécial pour le Gabon et la Guinée équatoriale. La mission de ce diplomate chevronné est d’accompagner les deux États dans l’application de la décision rendue par la Cour internationale de Justice concernant la délimitation des frontières et la souveraineté sur les îles Mbanié, Conga et Cocoteros. Une désignation qui intervient dans un contexte où, malgré le verdict judiciaire, la concrétisation sur le terrain demeure encore attendue.
Ce litige frontalier, vieux de plus d’un demi-siècle, avait été tranché le 19 mai 2025 par la Cour internationale de Justice. Dans son arrêt, la juridiction internationale avait reconnu la souveraineté de la Guinée équatoriale sur ces îles stratégiques situées dans les eaux du golfe de Guinée. Une décision qui avait suscité de nombreuses réactions mais dont la mise en œuvre nécessite désormais un accompagnement diplomatique et institutionnel.
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Dans un communiqué officiel, l’organisation panafricaine précise la portée de cette mission. « Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a nommé Albert Shingiro, ancien ministre des Affaires étrangères du Burundi, en qualité d’Envoyé spécial chargé d’accompagner la République gabonaise et la République de Guinée équatoriale dans la mise en œuvre de l’arrêt rendu par la Cour internationale de Justice le 19 mai 2025, relatif à la délimitation terrestre et maritime ainsi qu’à la souveraineté sur les îles Mbanié, Conga et Cocoteros » , a-t-on pu lire.
Cette nomination s’inscrit dans la continuité des engagements pris par Libreville et Malabo lors d’une réunion quadripartite organisée en février 2026 sous l’égide de l’Union africaine, au cours de laquelle les deux États avaient réaffirmé leur volonté de faire appliquer la décision de la juridiction internationale.







