
Libreville, le 7 avril 2026-(Dépêches 241). Fin mars dernier, le Département d’État Américain procédait à une mise à jour de ses recommandations à l’endroit des ressortissants américains qui voudraient se rendre au Gabon. Selon la rédaction du journal Direct Infos Gabon, les États-Unis portent aujourd’hui à la catégorie 2 leur niveau d’alerte sur le territoire gabonais, invitant ainsi leurs citoyens à faire preuve d’une « vigilance renforcée ».
Le Département d’État Américain met en garde ses ressortissants désireux de se rendre au Gabon en ce moment. En cause, un niveau d’alerte passé à 2 sur un échelon de 4. Concrètement, il ne s’agit pas d’une interdiction formelle de séjourner au Gabon aujourd’hui, mais simplement une procédure ordinaire qui vise à informer tout voyageur américain sur la situation réelle du pays.
Si les autorités américaines n’interdisent pas à leurs concitoyens de visiter le Gabon, il souligne cependant le taux de criminalité inquiétant et un climat social en constante ébullition. Le rapport du Département d’État Américain évoque notamment le bond galopant de la délinquance urbaine. Libreville et Port-Gentil, les deux principales villes du pays sont pointées, et déconseillées pour des balades nocturnes.
Un rapport tout de même critique
Enfin, au-delà de la simple mise en garde adressée aux voyageurs américains, une telle classification n’est jamais totalement neutre sur le plan diplomatique et économique. Si le passage au niveau 2 reste relativement courant dans la grille d’évaluation du Département d’État, il peut néanmoins contribuer à façonner la perception internationale du pays. Pour le Gabon, dont l’image de stabilité constitue depuis longtemps un argument diplomatique et économique, ce type de signal peut susciter des interrogations chez certains partenaires, investisseurs ou acteurs du tourisme.
Sans remettre fondamentalement en cause les relations bilatérales entre Libreville et Washington, cette appréciation invite toutefois les autorités à redoubler d’efforts sur les questions de sécurité publique et de climat social, deux paramètres scrutés de près par les chancelleries étrangères et qui participent directement à la crédibilité et à l’attractivité du pays sur la scène internationale.







