
Libreville, le 23 mai 2026 – (Dépêches 241). Adopté hier en Conseil des ministres, le projet de loi modifiant certaines dispositions de la loi sur l’enrichissement illicite ambitionne de renforcer les mécanismes de transparence et de contrôle du patrimoine des responsables publics. Le gouvernement entend notamment réduire les délais de déclaration des biens, harmoniser les règles applicables aux candidatures politiques et durcir les sanctions en cas de non-déclaration.
Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement a adopté un projet de loi modifiant certaines dispositions de la loi n°002/2003 relative à la prévention et à la répression de l’enrichissement illicite en République gabonaise. Pris en application de l’article 99 de la Constitution, ce texte entend corriger plusieurs insuffisances relevées dans l’application de la loi actuelle, notamment en matière de déclaration des biens des agents publics et des responsables politiques.
À travers la révision des articles 5, 6, 8, 17 et 19, les autorités souhaitent notamment réduire les délais imposés aux agents nouvellement intégrés dans l’administration ainsi qu’aux personnes nommées à de hautes fonctions pour effectuer leur déclaration de patrimoine. Le projet prévoit également une harmonisation des conditions de déclaration de candidature pour l’ensemble des élections politiques, dans le but de renforcer la transparence dans la vie publique et politique.
Le gouvernement affirme par ailleurs vouloir renforcer les sanctions liées à la non-déclaration des biens. Derrière cette réforme, l’objectif affiché est de mieux prévenir les cas d’enrichissement illicite, de consolider les mécanismes de contrôle du patrimoine des responsables publics et de restaurer davantage la confiance des citoyens dans la gouvernance publique.







