
Libreville, le 2 juin 2026-(Dépêches 241). Hier 1er juin 2026, le siège de la Haute Autorité de la Communication (HAC) a été victime d’un nouveau cambriolage. L’information a été donnée par l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), dans un article publié ce jour, sur leur site internet officiel.
La Haute Autorité de la Communication (HAC) vient de subir un nouvel acte de cambriolage. Selon les premières informations recueillies auprès d’une source interne de l’Institution et relayées par nos confrères de l’AGP, ce sont quatre bureaux, appartenant à quatre conseillers membres qui ont principalement été vandalisés. « Les malfrats sont parvenus à franchir les paliers et à forcer les portes des bureaux concernés », a indiqué la source, non sans relever les importants dégâts matériels occasionnés.
Non loin de l’Institution, les forces de sécurité ont été alertées. Une fois sur les lieux, elles ont procédé au traditionnel constat, avant d’ouvrir une enquête qui pourrait aboutir à l’interpellation des auteurs de ce nouvel acte de cambriolage subi par l’organe de régulation de la communication, au Gabon. Un énième acte de vandalisme qui vient remettre au goût du jour la problématique de la sécurité aux abords et à l’intérieur de plusieurs Institutions de la République.
Au-delà des dégâts matériels constatés, ce nouveau cambriolage soulève de nombreuses interrogations quant aux circonstances exactes de son déroulement. Le siège de la Haute Autorité de la Communication est en effet un bâtiment institutionnel réputé faire l’objet d’une surveillance régulière par les forces de sécurité. Il n’est d’ailleurs pas rare d’apercevoir des gendarmes en faction au rez-de-chaussée de l’édifice.
Dans ces conditions, comment des individus ont-ils pu pénétrer dans l’enceinte du bâtiment, franchir plusieurs niveaux de sécurité, accéder à l’étage et vandaliser plusieurs bureaux sans être inquiétés ? La question se pose avec d’autant plus d’acuité que la Direction Générale des Recherches (DGR), unité spécialisée de la Gendarmerie nationale, est située à quelques encablures seulement du siège de l’institution.
Si l’enquête ouverte permettra peut-être d’apporter des réponses, ces éléments contribuent déjà à entretenir une part de mystère autour de cette affaire. Certains observateurs relèvent d’ailleurs qu’une telle opération suppose une connaissance minimale des lieux et de leur fonctionnement.
Sans préjuger des conclusions des investigations en cours, le caractère ciblé de ce cambriolage et la facilité apparente avec laquelle ses auteurs ont pu évoluer à l’intérieur du bâtiment jettent inévitablement une zone d’ombre sur les circonstances de cet acte qui touche l’une des principales institutions de régulation de la République.







