
Libreville, le 9 juin 2026-(Dépêches 241). Le 3 juin dernier, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, recevait les responsables de l’entreprise chinoise Covec. Au centre de leurs échanges, le tronçon Ndéndé-Tchibanga, long de 91 kilomètres, mais dont une vingtaine de kilomètres restent non bitumés par faute de fonds. Selon les informations relayées par le quotidien l’Union, il manquerait une vingtaine de milliards pour boucler cet axe stratégique pour le développement de la province de la Nyanga.
Dans la perspective d’un développement harmonieux du pays, la province de la Nyanga pourrait bientôt voir certains projets structurant démarrer. C’est le cas du marbre de Doussiegoussou, de la potasse de la Banio et du fer de Milingui. Des raisons suffisamment fortes qui ont conduit le Président de la République à envisager la reprise des travaux de l’axe Ndéndé-Tchibanga.
Initiés en 2013 sous le magistère d’Ali Bongo Ondimba, les travaux de ce tronçon, long de 91 kilomètres, avaient brutalement interrompus par manque de fonds nécessaires devant permettre de les finaliser. Le quotidien l’Union évoque la bagatelle de 24 milliards de francs cfa pour boucler l’axe Pegnoudou-Tchibanga, avoisinant 25 kilomètres.
C’est en cette occurrence que Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu dernièrement une délégation de la société chinoise Covec, conduite par Zhu Junbo, pour évaluer ensemble les conditions d’une possible reprise des travaux. Les Chinois restent cependant formels: ayant préfinancé tout ce qui avait déjà été fait jusqu’ici, il faut désormais que la partie gabonaise mobilise le montant restant pour finaliser lesdits travaux.
Dans un contexte de volonté de diversification de l’économie, les nouvelles autorités gabonaises gagneraient à mettre en place tous les mécanismes nécessaires pour permettre la finalisation de cet axe qui va s’avérer aussi important que stratégique pour les échanges entre la Nyanga et les autres provinces du Gabon.







