
Libreville, le 11 juin 2026-(Dépêches 241). L’Association des Étudiants et Stagiaires Gabonais en Fédération de Russie (AESGFR) alerte sur la détresse de leurs membres aujourd’hui. Selon les premières informations recueillies à ce jour, de nombreux étudiants accusent des mois d’arriérés de bourses, certains totalisent bientôt un an d’impayés quand d’autres n’ont simplement toujours pas vu leurs frais de scolarité réglés. Une situation aux conséquences humaines et administratives particulièrement graves.
Les étudiants et stagiaires gabonais actuellement en Russie attirent l’attention sur leur situation, devenue critique aujourd’hui. Des informations recoupées auprès de leur association racontent une réalité inquiétante.À ce jour, c’est 165 étudiants qui accusent 5 mois d’arriérés de bourses, 23 qui totalisent désormais 9 mois d’impayés et 34 qui n’ont toujours pas vu leurs frais de scolarité réglés.
Une situation d’autant plus grave, qu’elle intervient en pleine période d’examens et de soutenances universitaires. « Certains étudiants risquent de se voir refuser l’accès aux examens ou de ne pas pouvoir soutenir leurs mémoires et thèses en raison des impayés accumulés auprès de leurs universités », a d’abord déclaré un membre de l’association. Et un autre d’alerter: « en Fédération de Russie, une interruption du parcours universitaire peut également entraîner des conséquences administratives importantes liées au statut migratoire des étudiants étrangers », a-t-il laissé entendre.
Il faut préciser que depuis plusieurs mois, les membres de cette association multiplient les démarches auprès des autorités compétentes et de l’Agence Nationale des Bourses du Gabon (ANBG), parmi lesquelles, les recensements, les courriers officiels, les remontées d’informations, mais qu’à ce jour, aucune réponse ne leur a été donnée, ni par les autorités consulaires gabonaises de Russie, ni par l’ANBG.
À l’heure où l’année académique tire à sa fin, il faut désormais espérer que l’État gabonais s’acquitte de son devoir qui est celui de s’assurer que ses enfants, ses futurs cadres, bouclent sereinement leurs formations, en régularisant leur situation administrative et financière, dans un pays aux règles migratoires extrêmement rigoureuses.







