
Libreville, le 2 août 2026-(Dépêches 241). Le cancer gagne du terrain au Gabon, il progresse même à une vitesse vertigineuse. Une récente étude menée par Global Cancer Observatory (GCO), un organisme rattaché à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), montre que le Gabon enregistre environ 1573 nouveaux cas de cancer et 994 décès par an. Des données particulièrement inquiétantes qui soulèvent des interrogations sur les politiques publiques mises en avant sur le plan sanitaire pour endiguer ce qui ressemble aujourd’hui à une catastrophe silencieuse.
1573 cas de cancer pour près de 1000 décès chaque année. C’est la statistique effrayante révélée par une enquête récente de Global Cancer Observatory. Parmi les cancers les plus meurtriers, celui du sein arrive en tête, suivi du cancer du col de l’utérus, celui du foie, cancer de la prostate, et les autres. Dans 63% des cas, les patients décèdent de cette pathologie.
Plusieurs facteurs à l’origine de ce drame silencieux
L’étude de Global Cancer Observatory indique que de nombreux facteurs seraient à l’origine de cette situation dramatique. Le premier réside principalement dans les diagnostics tardifs. Trop souvent, les patients découvrent leur maladie à un stade extrêmement avancé, entraînant ainsi un taux très élevé de décès.
Le deuxième est essentiellement lié aux inégalités géographiques criardes qui existent dans les structures de traitement spécialisées: une seule structure publique dédiée au traitement de la maladie dans tout le pays, située à Akanda au Nord de Libreville, restreint l’accès aux soins pour les populations de l’intérieur du pays.
Le troisième, peut-être le plus symptomatique des défaillances du système sanitaire gabonais, demeure l’accès aux traitements. Les coûts des chimiothérapies et des examens spécialisés restent prohibitifs pour les populations les plus vulnérables, vraisemblablement la frange la plus touchée aujourd’hui.







