
Libreville, le 13 août 2026-(Dépêches 241). La décision du gouvernement français d’augmenter significativement les frais de scolarité dans les universités publiques a poussé de nombreux pays africains, en proie aux difficultés financières, à revisiter de manière drastique la politique d’orientation de leurs étudiants. C’est dans ce contexte que le gouvernement gabonais, par l’entremise de l’Agence Nationale des Bourses du Gabon (ANBG), a décidé de stopper tout accord de bourse aux nouveaux étudiants vers la France, à l’exception de quelques cas précis.
Il n’y aura pas de bourses d’études accordées par l’État gabonais cette année aux nouveaux bacheliers qui souhaitent aller poursuivre leurs études en France. L’annonce a été faite par Paule Elisabeth Désirée Mboumba Lassy, Directrice Générale de l’Agence Nationale des Bourses du Gabon (ANBG). « Face aux nouvelles exigences de la France sur l’augmentation des bourses, nous n’avons pas l’intention d’attribuer de nouvelles bourses en France cette année », a-t-elle déclaré.
Des exceptions demeurent tout de même
Si la décision se veut ferme, au regard de la situation financière difficile du pays, la responsable de l’ANBG précise tout de même les rares exceptions dans lesquelles des bourses seront maintenues en France. « On a décidé de maintenir les étudiants qui sont formés en cycle ingénieur, ceux qui sont déjà engagés en doctorat et ceux qui font la médecine », a-t-elle rappelé.
Des orientations prévues vers des destinations autres que la France
Pour les nouveaux bacheliers et les étudiants en année universitaire intermédiaire, le gouvernement a prévu de les transférer vers d’autres pays. « Mais pour le reste, on va devoir les transférer », a clarifié la Directrice Générale de l’ANBG, justifiant cette décision par des tensions sévères de trésorerie : « ce n’est pas facile, mais l’état de nos finances ne nous permet pas de prendre en charge cette augmentation pour tous les étudiants en France », a-t-elle conclu à ce sujet.







