
Libreville, le 17 août 2026-(Dépêches 241). L’opération de déguerpissements des populations résidant derrière l’hôpital général, dans la zone appelée Baie des cochons, continue de susciter de vives critiques. Dans une courte vidéo abondamment relayée sur les réseaux sociaux, 16 familles impactées par ces casses et dormant depuis 2 mois à la belle étoile, interpellent le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, sur la nécessité de trouver pour elles une solution urgente, au regard de la situation qui est la leur, à quelques jours seulement de la rentrée scolaire.
Dépités, désemparés et sans solutions, c’est la situation de désarroi dans laquelle se trouvent aujourd’hui 16 familles impactées par les casses initiées depuis deux mois, au quartier derrière l’hôpital, zone appelée Baie des cochons. Ils sont récemment montés au créneau en interpellant Brice Clotaire Oligui Nguema sur leurs conditions de vie depuis que leurs habitations ont été détruites.
« Nous sommes les victimes des casses produites derrière l’hôpital, Baie des cochons zone SEEG », a d’abord tenu à préciser Mandhau Landry Serge, Président du collectif. Évoquant leur situation, il a clairement laissé entendre que « ça fait pratiquement 2 mois que nous sommes à la belle étoile. Aujourd’hui nous n’arrivons pas à nous retrouver, nous demandons donc la clémence du Chef de l’État afin qu’il vienne à notre secours en essayant de voir notre situation », a-t-il imploré.
Toujours au sujet de la détresse que ces 16 familles traversent, le responsable du collectif a relevé la situation de leurs enfants. « C’est la rentrée scolaire, jusqu’à présent nous ne nous retrouvons pas. Aucune mesure d’accompagnement, nous dormons à la belle étoile, nous sommes donc obligés d’appeler le Chef de l’État à l’aide pour qu’il jette un regard sur notre situation », a conclu Mandhau Landry Serge.
Un nouvel épisode qui n’est pas sans rappeler ceux de Plaine-Orety, Derrière l’Assemblée nationale et du Carrefour SNI. Si l’assainissement et le développement de la capitale gabonaise sont voulus et encouragés par tous, ils ne devraient jamais se faire sur la détresse et les larmes des populations. On ne devrait sous aucun prétexte, jeter à la rue et piétiner autant la dignité humaine, au motif d’une quelconque évolution.
Mieux, quand on observe le sort qui a été réservé à toutes les familles victimes des déguerpissements depuis le mois de juin 2025 dans le Grand Libreville, il est légitime de se questionner sur la démarche gouvernementale au quartier derrière l’hôpital zone appelée Baie des cochons. Reste désormais à espérer que le cri de détresse de ses familles soit entendu par les plus hautes autorités.







