Construction du siège de l’UDB sur le site des déguerpis: 11 organisations de la société civile interpellent le Parlement

Le Président de l’Assemblée nationale saisi par la société civile, pour interpellation du Gouvernement sur la question du futur siège de l’UDB.© Dépêches 241

Libreville, le 2 novembre 2026-(Dépêches 241). La nouvelle de la construction du futur siège de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) sur une parcelle des déguerpis de Plaine-Orety continue de susciter commentaires et critiques de toutes les franges de la population, y compris dans la société civile. Il y a quelques jours, onze organisations de la société civile s’insurgeaint contre cette décision, en demandant au Parlement d’interpeller respectivement Hermann Immongault, Vice-président du Gouvernement et Mays Mouissi, Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre.

La nouvelle a heurté l’opinion. Le siège de l’UDB, le Parti politique fondé par Brice Clotaire Oligui Nguema, est en train d’être érigé sur les ruines des déguerpis de Plaine-Orety. Si le Secrétaire Général de cette formation politique s’est fendu d’un communiqué, expliquant que le site leur aurait été attribué par les autorités compétentes, dans le respect des règles, cette frange de la société civile exige cependant des précisions sur le fondement juridique de l’attribution, la superficie du terrain, ainsi que l’identité de l’autorité ayant signé cet acte de cession.

Pour donner suite à leur démarche, les organisations de la société civile ont saisi le Président de l’Assemblée nationale le 27 octobre dernier, à l’effet d’interpeller le Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault et le Ministre Mays Mouissi, responsable du département ministériel de l’Habitat, l’Urbanisme et du Cadastre. « La gestion du patrimoine foncier de l’État ne saurait être assimilée à une opération privée ordinaire », relèvent-elles dans leur communication, en réclamant les exigences de transparence, d’impartialité et d’égalité face à l’administration publique.

Les signataires de cette missive s’inscrivent donc dans une volonté de dissiper les interrogations nées de l’attribution de cette parcelle, mais également sur un éventuel déclassement du site et les potentiels conflits d’intérêts qui pourraient exister. « Il ne s’agit pas, pour notre Coalition, de préjuger de l’existence d’une irrégularité, mais d’exiger que les procédures suivies soient documentées, vérifiables et conformes aux lois et règlements en vigueur », ont-ils rappelé.

Il faut noter que cette démarche est menée par le Copil citoyen, l’ONG Jeunes Volontaires, l’ONG Métiers de Maison, Grâce Land, Croissance Saine Environnement, SOS Prisonniers Gabon, la Ligue nationale des droits humains, Bénédicta Cantal, le Redhac, COP RESOC et l’Institut Concorde.

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