EDITORIAL

Retard sur la matérialisation du PAT: Ali Bongo roi des sommations stériles ?

En audience avec le premier ministre, Chef du gouvernement, Rose Christiane Ossouka Raponda, le président de la République Ali Bongo Ondimba s’est une énième fois borné à sommer la première citée d’accélérer la cadence des chantiers en vue d’acter la matérialisation du Plan d’Accélération de la Transformation (PAT). Une sommation, une de plus, une de trop, comme si face à son gouvernement lequel doit appliquer ses instructions, le fils d’Omar Bongo n’a plus aucune autre arme exceptée celle de se vautrer naïvement dans des injonctions creuses et vaines qui ne semblent ni suivies, ni prises au sérieux et encore moins considérées et appliquées.

Présidentielles 2023: l’impossible «débogoïsation» des élites politiques comme obstacle à l’alternance ?

Ali Bongo, le président de la République actuellement en fonction, s’il se représente, a de fortes chances d’être réélu en 2023. Non pas pour ce qu’il est absolument celui à qui échoit cette fonction, mais pour ce que nos élites politiques toutes confondues et nous-mêmes populations, sommes encore aujourd’hui incapables de dépasser le système géostratégique de gestion politique institué par le feu président Omar Bongo.

Adhésion au Commonwealth: De la nécessité d’une campagne d’explication pour permettre aux Gabonais d’en saisir les enjeux

Le Gabon a officiellement adhéré, le 25 juin dernier à l’organisation intergouvernementale du Commonwealth. Une adhésion rendue possible par l’activisme politique du président de la République Ali Bongo Ondimba mais dont la pertinence et l’intérêt restent floue et incompris au sein de la conscience sociale. Raison pour laquelle, il sied sous le prisme de l’intérêt général, que l’exécutif réfléchisse à l’idée d’organiser une campagne d’explication afin de permettre aux Gabonais de saisir les enjeux d’une telle modification du cours de leur histoire.

Délinquance Juvénile: Les raisons du mal

Il y a quelques jours, la toile a découvert ahurie la vidéo d’une rixe, au cours de laquelle, un élève en tenue scolaire muni d’un couteau, essayait de poignarder avec froideur, un de ses camarades. L’affaire aurait pu passer inaperçue, si ces images n’étaient pas symptomatiques de la société gabonaise, aujourd’hui en proie à des actes de violences, perpétrés par des jeunes souvent mineurs. Se pose alors inéluctablement la problématique des raisons qui motivent la montée de cette délinquance juvénile.

Élection à la Fegafoot: Franck Nguema a t-il voulu couper la tête de Pierre Alain Moungeungui ?

Dans une manœuvre à peine voilée, le ministre des Sports Franck Nguema a fait nommer Pierre Alain Mounguengui en qualité d’Inspecteur général des services du sport, deux jours seulement avant l’élection à la présidence de la Fédération. Une nomination vicieuse et frappée du sceau de la perfidie en ce sens qu’elle fermait les portes de la Fegafoot à son bénéficiaire quand, dans le même temps, elle favorisait la candidature de Jérôme Efong Nzolo, principal challenger du président sortant. A moins de se vautrer dans un déni de réalité, tous les éléments montrent que l’actuel ministre des Sports, a voulu priver de façon tristement grossière, Pierre Alain Mounguengui d’un nouveau mandat à la Fegafoot. 

Election à la Fegafoot: Le silence de Pierre Alain Mounguengui doit-il inquiéter ou rassurer ses adversaires ?

A quelques semaines de la prochaine élection du président du comité exécutif de la Fédération Gabonaise de Football (Fegafoot), alors que les candidats déclarés s’activent, travaillent leur image et partant leur crédibilité et leur légitimité, un seul, en l’occurrence Pierre Alain Mounguengui brille par son silence et sa discrétion. Une attitude mystérieuse et illisible qui déstabilise et gêne visiblement aux entournures les autres postulants à la maison Alexandre Sambat. Une posture qui, en définitive, pousse l’opinion à s’interroger sur la teneur de ce mutisme aux relents de sérénité. 

Gabon: Les lignes diplomatiques ont-elles bougé entre Paris et Libreville ?

La sortie de l’opposant Jean Ping, les réactions puis les événements qui s’en sont suivis ont fait naître chez les analystes politiques, l’idée que les mots du candidat malheureux à la dernière élection présidentielle ne sont peut être pas fortuits et hasardeux. Tout se passe comme si on avait susurré à l’homme d’Omboué, que les soutiens de la communauté internationale qu’il quémande à tue tête depuis 6 ans seraient enfin disposés à l’aider dans la quête d’un pouvoir pour l’heure totalement illusoire.