Infrastructures: 30ème pays africain au classement de la qualité des routes, le Gabon à l’opposé de l’émergence

Ali Bongo nonobstant un bilan chaotique sur le plan infrastructurel souhaite briguer un autre mandat © Dépêches 241

Libreville le 4 juillet 2023 – (Dépêches 241).  En arrivant au sommet de l’Etat en 2009 au terme d’une élection pour le moins houleuse et contestée, l’actuel numéro un gabonais Ali Bongo Ondimba, promettait de mettre un accent prononcé sur le développement d’infrastructures notamment routières. Évoquant dans son PSGE, un « effort considérable de mise à niveau devant permettre de développer les infrastructures de base notamment de transport », celui qui gouverne le pays depuis quatorze ans, aura failli à sa mission puisque selon les données de Global Economy, le pays n’est que 30ème en matière de qualité des routes, loin derrière des pays comme la Gambie, la Guinée ou l’Ouganda. 

«Favoriser l’émergence sur l’ensemble du territoire de pôles économiques dynamiques, reliés par des infrastructures de qualité ». Telle était l’ambition d’Ali Bongo Ondimba dès son accession à la magistrature suprême. Diagnostiquant dès 2009, une faible densité routière avec un réseau de voies terrestres estimé à 9170 km, dont seulement 900 km de routes bitumées, celui qui aura été ministre de la défense pendant une décennie, promettait alors de tracer le sillon du pays vers l’émergence en misant fortement sur les infrastructures. Néanmoins, quatorze ans plus tard, moins de 1000 km de routes bitumés ont été réalisés. 

En effet, malgré l’urgence, l’importance du sujet et les moyens colossaux qui y ont été engagés entre 2009 et 2022, le Gabon demeure fortement enclavé, alors même que « désenclaver le Gabon et moderniser les infrastructures de transport » était le maître-mot de l’ambition présidentielle. Une ambition qui était par ailleurs de « favoriser l’émergence sur l’ensemble du territoire de pôles économiques dynamiques, reliés par des infrastructures de qualité ». Trentième dans ce domaine selon un classement réalisé par Global Economy, le pays n’y est donc visiblement pas arrivé. 

Derrière des pays comme la Gambie, la Guinée ou l’Ouganda, qui dans l’imaginaire collectif, sont à des années lumières en termes d’infrastructures, le Gabon semble donc encore bien loin de l’émergence annoncée par ses plus hautes autorités. Facteurs de compétitivité, catalyseur de croissance, les infrastructures au Gabon restent loin d’être au niveau. A l’heure de la transformation économique scandée comme un slogan par le gouvernement, difficile pour le pays de réellement envisager un quelconque développement, sauf changement de cap majeur dans les mois à venir.

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